Rossi, une grosse cylindrée suisse

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De bons échos. Julio Hernan Rossi, deuxième recrue du mercato nantais, est arrivé hier sur les bords de l’Erdre. L’Italo-Argentin, qui évoluait jusque-là à Bâle (D1 Suisse), sera présenté à la presse demain après-midi. Il pourrait jouer dès samedi face à Nice, lors de la 22e journée de L1. En Suisse, Rossi a marqué les esprits. « C’est un très bon joueur, estime Michel Pont, l’adjoint du sélectionneur suisse. Ce qui fait sa force, c’est sa polyvalence. Au départ, c’est un attaquant mais il peut se transformer en milieu droit, axial ou gauche. Lors de ses dix dernières rencontres avec Bâle, il a évolué au poste de milieu gauche. » Cette faculté lui a toutefois fait baisser ses statistiques de buteur. Après 59 buts en quatre saisons à Lugano (D1 suisse) et 19 avec Bâle en 2002-2003, Rossi n’a marqué que 8 fois en 2003-2004, 6 fois en 2004-2005 et 3 fois en dix-huit matchs cette saison. Il n’en demeure pas moins « qu’il reste très actif et possède une super mentalité ». Emmanuel Saraceno, journaliste sportif suisse, est également dithyrambique à l’égard de la recrue nantaise : « Rossi, c’est celui qui crée, qui déborde et surtout qui donne la passe décisive. » Cette saison, il en a cinq à son actif. Mais pourquoi Rossi n’a-t-il jamais tenté une expérience dans un grand club d’Europe ? « A Bâle, les joueurs sont choyés et très bien rémunérés », répond Michel Pont. Julien Pralong, un autre journaliste helvète, relativise : « C’est vrai que Rossi a marqué le Championnat suisse mais de là à marquer la Ligue 1, il y a une marge. » David Phelippeau