Brian Joubert : «Je ne fais pas une fixation sur l'or»

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Brian, comment vous sentez-vous avant de débuter les JO avec le programme court, ce soir ?

Je me sens vraiment très bien mentalement et physiquement. La semaine dernière, j'étais à Grenoble où les entraînements se sont déroulés comme je l'attendais. J'ai réussi mes quadruples, donc tout va bien. Depuis mon arrivée samedi, je suis allé voir quelques épreuves pour me détendre.

La patinoire olympique vous convient-elle ?

Au niveau de la glace, elle ressemble à celle de Poitiers, où je vis. Donc je ne me sens pas trop perdu (sourire).

Que pensez-vous du nouveau système de notation ? Il y a de bonnes choses, mais c'est dommage que la prise de risque ne soit pas mieux récompensée. Je pense notamment aux quadruples. Ce système favorise l'artistique par rapport aux sauts, je le regrette un peu. Mais c'est la même chose pour tout le monde

Quelle médaille visez-vous ?

Je ne fais pas une fixation sur l'or, mais il est clair que je viens à Turin en me disant que c'est mon objectif. Comme je l'ai déjà dit, si ce n'est pas ici, ce sera dans quatre ans lors des Jeux olympiques de Vancouver. Je n'ai que 21 ans alors que Plushenko [le favori de l'épreuve] en a 24. Il aura plus de pression que moi sur ces Jeux olympiques.

Recueilli par Jérôme Capton

Brian Joubert a hérité du numéro 23 lors du tirage au sort, ce qui lui donnera l'avantage de patiner ce soir (à 22 h 10) après ses principaux rivaux : Evgueni Plushenko, Jeffrey Buttle et Stéphane Lambiel.