Makoun indomptable, Moussilou en panne

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Malgré le turnover de Claude Puel, Jean II Makoun est celui qui joue le plus (18 matchs sur 19 en L1). Le milieu camerounais a le don d’aller arracher les ballons dans les pieds adverses. Il a même inscrit 4 buts en Championnat, tous de la tête. Pas mal quand on ne mesure qu’1,72 m. Son départ pour la Coupe d’Afrique des nations, fin janvier, va être difficile à digérer. 2. Grégory Tafforeau, latéral gauche Dans le groupe lillois où règne le « jeunisme », Grégory Tafforeau (29 ans) fait figure d’ancien. L’arrière gauche n’est pourtant pas le moins utilisé (17 rencontres sur 19 en L1). En l’absence de Stéphane Dumont, blessé au genou, c’est l’ancien Caennais qui a porté le brassard de capitaine. 3. Mathieu Debuchy, milieu de terrain A 20 ans, le milieu droit du Losc a fait oublier Christophe Landrin, parti au Paris Saint-Germain. Formé au club, Mathieu Debuchy a joué 16 matchs en L1. Buteur à Lyon pour la plus belle victoire lilloise (1-3) de cette première partie de saison, l’international espoirs a parfaitement tenu son rang en Ligue des champions. Une valeur sûre. 4. Stéphane Lichtsteiner, latéral droit La seule recrue satisfaisante de l’intersaison. Dur sur l’homme, fin technicien, Stéphane Lichtsteiner partage le poste de latéral droit avec Matthieu Chalmé et a même dépanné en milieu droit. Une intégration réussie. 5. Mathieu Bodmer, milieu de terrain Excellent l’an passé, Mathieu Bodmer peine à confirmer cette saison. Certes, il a disputé 18 matchs en L1 et 6 en Ligue des champions, ce qui en fait l’un des joueurs lillois les plus utilisés. Mais l’ancien Caennais, qui a resigné jusqu’en 2010, semble parfois se reposer sur ses lauriers. Mathieu Bodmer vaut bien plus que ce qu’il a montré ces six derniers mois. 6. Kader Keita, attaquant Arrivé cet été du Qatar avec l’étiquette de joueur le plus cher du recrutement estival (près de 3 millions d’euros), Kader Keita a mis un temps fou à se fondre dans le collectif lillois. Pris en individuel par Claude Puel, il a profité de la méforme de ses camarades de l’attaque pour sauver sa demi-saison en décembre, où il a enfin montré l’étendue de ses talents de dribleur. Reste qu’en six mois au Losc, l’Ivoirien n’a toujours pas marqué. 7. Milenko Acimovic, milieu de terrain Borduré par Claude Puel en début de saison à cause d’une condition physique déficiente, le meneur de jeu slovène n’aura été aligné qu’à neuf reprises en Championnat (2 buts). Trop peu pour un joueur de la trempe de Milenko Acimovic, qui a tout de même sauvé les apparences en Ligue des champions, où il restera le seul buteur du Losc. C’était le 2 novembre au Stade de France, contre Manchester United (1-0). La preuve que malgré un talent branché sur l’alternatif, il reste indispensable au Losc. 8. Matt Moussilou, attaquant C’est incontestablement la déception de cette première partie de saison. Meilleur réalisateur du Losc l’an passé (22 buts toutes compétitions confondues), l’attaquant lillois a disparu de la circulation. Lent, pataud, prévisible, Matt Moussilou est complètement déboussolé et ne bénéficie plus de l’effet de surprise. Claude Puel a bien tenté de le relancer en CFA, sans résultat pour l’instant. Huit fois titulaire, huit fois remplaçant, Moussilou subit de plein fouet la concurrence de Peter Odemwingie (5 buts en 14 matchs de L1). Pire, il n’a marqué que trois fois en seize apparitions en Championnat : le 24 septembre dernier contre Saint-Etienne (2-0), le 15 octobre au Mans (1-1) puis le 22 octobre face à Nantes (2-0). Où s’arrêtera sa chute ? Lui seul a la réponse. 9. Daniel Gygax, milieu de terrain Débarqué cet été à Luchin avec son statut d’international suisse comme couverture, Daniel Gygax n’a pas tardé à être démasqué. Dès le premier match de Ligue des champions, à Lisbonne (1-0), Claude Puel l’a sorti à la mi-temps. Blessé ? Non, l’entraîneur des Dogues l’avait simplement jugé transparent. Car le Daniel Gygax du Losc (2 buts en 11 matchs de Championnat) n’est de toute évidence pas le même que celui qui évolue en sélection suisse, où il est souvent brillant. Si le fossé entre ses prestations sous le maillot helvète et celles sous le maillot nordiste continue à s’agrandir, Gygax risque de ne pas faire long feu à Lille.