Ricardo Greer au sommet, Alvin Young hors jeu

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L’aîné des frères dominicains s’est imposé comme le leader de la SIG depuis son arrivée, à l’été 2004. Grand artisan du titre décroché en juin 2005, le jeune papa a encore élevé son niveau de jeu. Il apparaissait en tête des évaluations au terme des matchs aller d’Euroligue. Complet (11,8 points à 60 % de réussite, 4,8 rebonds, 4,6 fautes provoquées en Coupe d’Europe), Greer n’est pas en reste en Pro A, se montrant décisif face à Dijon (91-69) ou à Hyères-Toulon (73-90). Seul regret : son départ déjà programmé pour l’été prochain. 2. John McCord, intérieur Le vieux et fluet guerrier des raquettes a retrouvé la bonne carburation en provenance du banc. Malgré des épisodes extra-sportifs qui ont pu faire jaser – il avait été au coeur d’une bagarre après la défaite face à Trévise (76-78) en Euroligue –, l’homme caoutchouc a réussi un mois de décembre étincelant, se révélant essentiel dans les succès face à Bourg (21 points) ou l’AEK Athènes (9 points, 4 rebonds, 4 passes décisives). S’il n’y avait sa médiocrité au lancer franc (moins de 60 % de réussite), la copie qu’il rend depuis octobre serait brillante. 3. Stanley Jackson, meneur Il n’a peut-être pas remplacé Afik Nissim dans le coeur du public, mais le transfuge de Chalon-sur-Saône fait ce qu’on lui demande, permettant à Aymeric Jeanneau de souffler. La présence du vieux (35 ans) meneur a contribué à gérer la blessure du vice-capitaine sans trop de casse. 4. K’Zell Wesson, intérieur Ses partenaires lui ont reproché de penser davantage à sa carrière qu’à l’équipe. Son grand sourire après la défaite face à Trévise, inspiré par les 20 points et 12 rebonds récoltés, a fait grincer des dents. Ses 2 points inscrits à Roanne (92-77) ou les 4 face à Reims (67-71) ont écorné son statut de super star. Eric Girard lui a organisé quelques séquences sur le banc. 5. Crawford Palmer, intérieur Pour sa quatrième saison à la SIG, le capitaine éprouve des difficultés à se faire une place dans une raquette surpeuplée. Il doit se contenter de quinze minutes de moyenne et ses vieilles jambes ne lui permettent pas toujours de jaillir avec efficacité du banc. 6. Ondrej Starosta, intérieur La tour (2, 13 m) de la SIG a eu des difficultés à prendre ses marques. Et Girard a pu lui manifester une certaine défiance au mois de novembre, lui réservant quatre minutes de jeu par match. L’international tchèque a redressé la tête et ses partenaires l’utilisent avec plus d’efficacité. Sa grosse production face à Bourg-en-Bresse (16 points, 12 rebonds) témoigne de ses progrès. 7. Aymeric Jeanneau, meneur Handicapé par une blessure à la cuisse, Jeanneau s’est contenté d’un quart de saison assez irrégulier sur le parquet. Sans préparation estivale, le relais de Girard a déçu par moments, face à Cholet notamment (0 point, 5 ballons perdus). 8. Alvin Young, ailier Malgré ses 13 points inscrits par match, Alvin Young n’est pas le « go to guy » espéré, capable de remporter une rencontre à lui tout seul quand il se décide. Le club a même songé s’en séparer dans le sillage de productions catastrophiques comme face à Bourg (2 points en plus de vingt minutes, à 1 sur 9 au tir). Attendu depuis jeudi à l’entraînement, Alvin Young semble s’être mis hors jeu puisqu’il n’a plus donné signe de vie depuis deux semaines. Les dirigeants alsaciens s’inquiètent de devoir aborder un marathon de 8 matchs en 23 jours avec un élément de moins. 9. Jeff Greer, ailier Il a largement contribué au succès décroché au Mans (75-86) et réglé la mire face à Athènes (3 sur 4 à 3 points). Le petit frère de Ricardo a ainsi sauvé ses trois premiers mois de compétition (3 pertes de ballons en moyenne par match et 36 % de réussite aux tirs). A sa décharge, il a entamé systématiquement les matchs sur le banc pour céder la place à Young. 10. Sacha Giffa, intérieur L’international a dû se contenter de dix minutes de jeu par match de Pro A depuis le début de la saison. Privé de préparation estivale en raison du championnat d’Europe, il a tardé à inspirer la confiance du coach. Autour de 1,6 point, 1,4 rebond et 0,7 passe décisive par match, son impact est nul ou presque. Il est apparu en progrès au mois de décembre, se montrant mordant face à l’AEK, contre qui il a inscrit 13 points.