Les Canaris ne sont pas plumés

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Les révélations parues hier dans les colonnes du Parisien-Aujourd’hui en France n’ont pas manqué de faire réagir l’état-major du FC Nantes-Atlantique. Devant le bilan financier désastreux dressé par nos confrères (16 millions d’euros de pertes sur les deux dernières saisons), Rudi Roussillon a rapidement souhaité procéder à une mise au point. « Je ne m’explique pas le but de cet article, qui ne reflète en rien la situation actuelle du club, a déclaré hier le président du FC Nantes, installé à son poste par le groupe Dassault, actionnaire principal, en juin 2005. Je ne sais même pas ce qu’on a pu additionner pour arriver à ces 16 millions. Je ne veux pas entrer dans une polémique de chiffres. Le club n’est absolument pas au bord de la faillite ou du dépôt de bilan. Sa gestion est totalement claire, totalement saine et totalement transparente. » Alors, règlement de comptes interne, tentative de déstabilisation extérieure « dans la période importante du mercato d’hiver », dixit Roussillon, ou tempête dans un verre d’eau ? « Il n’y a aucune menace sur le club, c’est aussi simple que cela, même si cela peut déranger ou surprendre, a poursuivi le président nantais. Vous pensez qu’on aurait acheté un joueur [l’attaquant kényan Dennis Oliech] 2,7 millions d’euros si l’on n’avait pas les moyens ? On est sur deux autres pistes lors de ce mercato, tout en renégociant avec les joueurs en fin de contrat. » Dès lors, toute question relative à un désengagement du groupe Dassault parait aujourd’hui hors de propos, alors que les Canaris étaient encore en vente il y a moins d’un an. « Au regard de son histoire sportive, Nantes doit retrouver le haut du classement et nous apporterons tous les moyens possibles pour cela, a conclu Roussillon. C’est la meilleure réponse que je puisse apporter. » Sébastien Bordas