Le Samoan a prolongé fin janvier son contrat avec le Stade, jusqu'en 2014.
Le Samoan a prolongé fin janvier son contrat avec le Stade, jusqu'en 2014. — F. LANCELOT/SIPA

Sport

Census Johnston, un homme de défis

rugby Le pilier droit du Stade se dévoile

S'il trimballe un éternel sourire dans les couloirs d'Ernest-Wallon, Census Johnston ne fait rire personne sur les terrains de France et d'Europe. Les avants de Bayonne devraient de nouveau le constater samedi, puisque l'élongation au mollet contractée mi-février par le pilier droit de 29 ans ne le fait plus souffrir. L'étonnante vélocité de cet énorme gabarit (1,91 m, 138 kg), combinée à une bonne tenue en mêlée, n'avait d'ailleurs pas échappé à l'ambitieux Racing-Métro.

Commerce et lecture
« Mon agent a eu des contacts, mais je suis heureux d'avoir prolongé pour trois ans ici, lâche l'international samoan natif d'Auckland (Nouvelle-Zélande), arrivé des Saracens de Londres en 2009. La décision n'était pas difficile à prendre. Le club nous a beaucoup aidés, moi et ma famille, lorsque nous avons eu des problèmes. » En octobre dernier, Johnston a perdu sa sœur, qui était aussi la mère de Johnson Falefa, le pilier des Espoirs stadistes. Désormais lié au Stade jusqu'en juin 2014, le champion de France 2006 (avec Biarritz) et d'Europe 2010 veut, sans surprise, « gagner le plus de trophées possibles ». Et la Coupe du monde néo-zélandaise, en septembre ? « J'espère la disputer, mais mes principaux objectifs concernent mon club. » Hors des terrains aussi, Johnston s'est lancé des défis. « Je veux obtenir un diplôme de commerce, lâche-t-il. Mais d'abord, je dois apprendre le français. Je le comprends, mais c'est dur de le parler. J'aime me fixer des challenges, sinon la vie devient ennuyeuse. La lecture en est un, car jusqu'à récemment ce n'était pas dans mes habitudes. Actuellement, je lis un bouquin écrit par un coach de football américain. » S'il croisait Johnston, l'auteur aurait sans doute envie de le recruter. W