Antoine Kombouaré: «C'est plus facile d'intégrer des joeurs quand l'équipe gagne»

Propos recueillis par A.M.

— 

L'entraîneur parisien Antoine Kombouaré, le 31 octobre 2010, à Montpellier.
L'entraîneur parisien Antoine Kombouaré, le 31 octobre 2010, à Montpellier. — DAMOURETTE/SIPA

Pour un entraîneur de Ligue 1, les semaines européennes sont toujours un exercice de contorsion. Antoine Kombouaré n’a pas échappé à la règle. Jeudi, contre le Bate Borisov, il a décidé de laisser quelques cadres au repos, en prévision du championnat. Le score de l’aller (2-2) lui laisse une certaine marge pour qu’il puisse se le permettre.

Pourquoi avoir laissé Nenê, Claude Makelele et Ludovic Giuly au repos?
Simplement, parce qu’on a un tas de match à jouer, il y a des échéances importantes qui arrivent. Il y a Toulouse dimanche. Mercredi, il y a un quart de finale contre Le Mans, le samedi suivant, on se déplace à Auxerre. Il faut faire des choix.

Cela veut dire que la Ligue Europa n’est pas une priorité?
Les joueurs dont vous parlez ont joué en Biélorussie, et ils ont enchainé à Nice. Mais ils ne peuvent pas enchaîner tous les matchs, c’est impossible. Ca ne sert à rien d’être sur le terrain et qu’ils soient fatigués.

A choisir, vous préférez gagner la Ligue Europa, être dans les trois premiers de L1 ou gagner la Coupe de France
Je ne choisis pas. On prend les matchs comme ils viennent. Jeudi, on va essayer de gagner, et si on est éliminé, on quittera cette compétition. Et la vie continuera.

Vous avez appelé quelques jeunes. C’est le moment de les lancer ?
Trois d’entre eux vont faire leur apparition. Ils viennent du centre de formation. Il y a aussi deux jeunes pros, Makonda et Maurice. Concernant leur éventuelle participation…  ils sont là, ça veut dire que je compte sur eux. C’est plus facile d’intégrer des joueurs quand l’équipe gagne. Je pense que c’est le moment.

Pour vos joueurs, cette compétition a-t-elle une dimension particulière cette saison?
Les matchs de Ligue Europa ont une importance capitale. Si on se remémore le premier match, à Séville, on sortait d’une défaite à Sochaux (3-0).  Séville a été un déclic, un match référence. Ca montrait qu’on était capable de faire des grands matchs contre des grands d’Europe.Ca nous a permis de prendre confiance et d’enchainer les bons résultats. Maintenant, c’est le challenge des joueurs d’aller le plus loin possible.

Votre adversaire a pu faire un stage d’une semaine pour préparer ce match. Ca peut faire une différence?
Forcément, s’ils sont venus plus tôt, c’était pour s’adapter aux conditions climatiques. Ils ont un avantage: ils n’ont qu’un seul objectif, c’est de préparer ce match, ils ont pris tout le temps qu’il faut. Nous, on a enchaîné dimanche, on est rentré très tard, on a accumulé de la fatigue. Mais on ne va passe trouver d’excuse. Il faudra faire un grand match.