Sébastien Chabal: «L'animosité entre Français et Anglais? C'est de la guéguerre de comptoir»

RUGBY Le 3e ligne du Racing-Metro retrouve une place de titulaire avec le XV de France samedi face à l'Angleterre...

Propos recueillis par A.P. à Marcoussis

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Sébastien Chabal lors d'une conférence de presse, le 22 février 2011 à Marcoussis.
Sébastien Chabal lors d'une conférence de presse, le 22 février 2011 à Marcoussis. — F.Fife / AFP

Cette fois, Sébastien Chabal ne va pas à prendre son mal en patience. Remplaçant contre l’Ecosse et l’Irlande, l’ancien joueur de Sale débutera contre l’Angleterre dans la peau d’un titulaire et à son poste préféré : celui de troisième-ligne centre.

Comment avez-vous accueilli l’annonce de votre titularisation?

Je l’ai mal vécue (rires). Non, je suis content d’attaquer et en plus comme numéro huit. Il n’y avait rien à dire sur le fait que je sois remplaçant. Avant le début du Tournoi, j’ai passé un mois et demi un peu compliqué où j’ai été malade puis blessé.

Est-ce que vous avez encore des doutes sur votre capacité actuelle à tenir tout un match?

Non. Sur mes deux rentrées je me suis bien senti. Peut-être que je n’arriverais pas à tenir 80 minutes. Mais ce n’est pas un problème, on a sur le banc des joueurs capables de me suppléer.  Je vais donner le maximum et le plus longtemps possible.  Et je vous rassure, même  à court de compétition j’arrive encore à tenir 20minutes (rires).

Quel souvenir gardez-vous de votre seul match en troisième ligne-centre contre les Anglais dans le Tournoi  2007?
Pas grand-chose. Comme à chaque fois qu’on me parle du passé. Je suis quelqu’un qui regarde devant.

Et de votre défaite très lourde défaite deux ans plus tard (34-10)?

Un mauvais.  On avait eu beaucoup  de mal. On avait été pris dans tous les compartiments du jeu et très tôt dans le match. Cette défaite avait fait mal  mais elle est très loin désormais. Elle nous rappelle juste que ça peut arriver.

Que pensez-vous de ce début de polémique après les propos de Marc Liévremont qui a déclaré qu’il n’aimait pas les Anglais mais qu’il les respectait?

J’ai rien vu, je ne lis pas ce que vous écrivez.

Est-ce que cette animosité existe-t-elle toujours autant entre ces deux équipes?

Ca fait longtemps que c’est révolu. C’est de la guéguerre de comptoir. Pou nous, quand on joue les Anglais, les Australiens ou les Néo-Zélandais, l’objectif reste le même: gagner.  C’est mon avis et celui de la majorité des joueurs qui composent l’équipe de France, je pense.