Ligue 1: logique vainqueur de Nice, Rennes s'affirme

© 2011 AFP

— 

Logique vainqueur de Nice (2-0), le Stade Rennais n'a manqué l'occasion qui lui était offerte de devenir dimanche le dauphin de Lille et de s'affirmer un peu plus comme un sérieux prétendant à l'Europe, à l'occasion de la 23e journée de L1.

Avec ce 6e succès consécutif à la maison, le Stade Rennais se replace en embuscade, 2e avec 40 pts derrière Lille. Et devance un groupe de prétendants de haut niveau avec l'OM, Lyon et le PSG.

Plus intéressant encore pour les Bretons, ils creusent un premier petit écart avec Saint-Etienne, désormais 6e à cinq points des joueurs de Frédéric Antonetti.

Dimanche, alors qu'une pluie fine s'abattait sur la Bretagne, les Rennais ont presque mis une heure avant de trouver la bonne carburation. La faute à un terrain rendu glissant par la météo et à une formation niçoise parfaitement organisée et très mordante au niveau du pressing.

Ce sont les attaquants bretons, Montano et Boukari, qui ont finalement réussi à faire sauter le bouchon niçois, bien aidé par un Leroy décisif au retour des vestiaires.

Sur l'un de ses centres du gauche, et une énième offensive rennaise sur la cage d'Ospina, Leroy trouvait le Colombien Victor-Hugo Montano libre de tout marquage, qui trompait sans coup férir son compatriote de la tête pour l'ouverture du score (1-0, 52).

Bénéficiant d'un peu plus d'espaces, les Rennais enfonçaient le clou très rapidement avec à nouveau à l'origine le "vieux" Leroy. Son déplacement latéral au milieu de plusieurs niçois permettait à Mvila de lancer en profondeur Brahimi.

Le petit dribbleur, à la lutte avec Coulibaly, s'écroulait dans la surface et M. Moreira sifflait penalty. Boukari ne se faisait pas prier pour transformer l'offrande (2-0, 58).

Le score, sans doute, était un peu sévère pour les Niçois mais la défaite logique pour une équipe rarement dangereuse.

Face à une défense bretonne très remaniée avec la première titularisation de John Boye en raison des blessures de Mangane et Kana-Biyik, les Niçois auraient pu marquer en fin de première mi-temps sur deux minutes de flottement (tirs de Faé et Mounier, 44 et 45).

Douchez avait eu le temps de se chauffer et le portier, déjà déterminant contre Paris SG la semaine passée (1-0), sortait l'arrêt qu'il fallait pour éteindre dans l'oeuf la révolte niçoise et la tête de Coulibaly (64).

Rennes est sur le podium et il pourrait bien être difficile de l'en déloger.