Ligue 1: A Saint-Etienne, Lyon savoure sa revanche

A Saint-Etienne, Stéphane Marteau

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Les Lyonnais fêtent un but à Saint-Etienne, le 12 février 2011, à Geoffroy-Guichard.
Les Lyonnais fêtent un but à Saint-Etienne, le 12 février 2011, à Geoffroy-Guichard. — L.CIPRIANI/AP/SIPA

L'entraîneur du Real Madrid a bien choisi son jour pour superviser son adversaire lors des 8es de finale de la Ligue des champions. A dix jours de sa venue à Gerland avec les Merengue, le technicien portugais a assisté, samedi, au plus large succès de l'histoire de l'OL en terre forézienne. «L'une de mes plus belles victoires, car c'est un derby et c'est à Saint-Etienne» a reconnu son homologue lyonnais. Marqué par la défaite subit au match aller qui l'avait placé sur la sellette, Claude Puel était déterminé à prendre sa revanche. Et ses joueurs aussi. «Il y avait une très grande frustration par rapport à l'aller où notre match avait peut-être été encore plus abouti que celui de ce soir. Dans cette ambiance particulière, c'est bien d'avoir rectifié le tir», savoure Puel. 

Lyon reste au contact 

Menée rapidement au score (13e) et sérieusement ballottée durant une demi-heure, son équipe a fait preuve d'une «grosse force de caractère» et d'une efficacité retrouvée sur coups de pied arrêtés pour remporter ce 101e derby grâce à des réalisations de Gomis (28e), Bayal (csc, 40e), Bastos (69e) et Briand (90e + 1). «Nous sommes tombés sur une formation qui a l'habitude de jouer des rencontres à enjeu et à suprématie» souligne Christophe Galtier, déçu par la «sévérité du score».

Si Saint-Etienne (6e) décroche de la course au titre, l'OL s'y maintient (3e) et reste à l'affut d'un faux-pas de Lille, dimanche, devant Toulouse. «On était venu ici pour gagner car il fallait récupérer les points perdus la semaine dernière contre Bordeaux (0-0). C'est fait de fort belle manière et mon président est content», note Claude Puel qui s'apprête, à son tour, à espionner le Real Madrid, dimanche, lors de son déplacement à l'Espanyol Barcelone.