Sébastien Chabal retrouvera samedi face à l'Argentine le maillot du XV de France floqué du numéro 8, son poste de prédilection où il joue depuis sept ans en club mais qu'il n'avait plus porté avec les Bleus depuis l'été 2007.
Sébastien Chabal retrouvera samedi face à l'Argentine le maillot du XV de France floqué du numéro 8, son poste de prédilection où il joue depuis sept ans en club mais qu'il n'avait plus porté avec les Bleus depuis l'été 2007. — Franck Fife AFP/Archives

RUGBY

Sébastien Chabal: «Il faut accepter de prendre des essais quand on a des ambitions offensives»

Le troisième-ligne du XV de France évoque le match contre l'Irlande qu’il débutera sur le banc de touche...

Depuis le début du Tournoi des VI Nations,  Sébastien Chabal  a repris sa place de joker en équipe de France. Une situation qu’il prend avec philosophie et qui lui permet d’avoir un certain recul pour analyser le jeu des Bleus avant ce déplacement en Irlande, dimanche.

Après le rugby débridé des Ecossais, comment abordez-vous cette équipe d’Irlande qui paraît plus structurée?
Les Irlandais vont plus utiliser le jeu au pied qu’on pu le faire les Ecossais.  Ils rendent peu de munitions à leurs adversaires et ne s’embêtent pas à faire du jeu pour le jeu comme les Ecossais.  Pour nous ça ne change rien, on va continuer  à mettre notre jeu en place. Aujourd’hui, on se focalise surtout sur notre jeu avant de penser à celui des adversaires. L’Irlande est peut-être passé proche de la correctionnelle contre l’Italie [victoire 13-11 à la dernière minute] mais ce n’est pas pour autant que le match sera facile.

Est-ce que la victoire samedi dernier face à l’Ecosse a rassuré le groupe?
Pour se rassurer,  il fallait attaquer par une victoire. Le groupe a bien travaillé cette semaine mais on est sûr de rien. Il y a toujours de la crainte et de l’appréhension.  On a revu  notre match en vidéo contre l’Ecosse et on s’est aperçu qu’on était encore loin d’être parfait. Il y a encore pas mal de détails à corriger.

Notamment défensivement...
Même si on encaisse deux essais bêtes, je trouve que notre défense a été performante.  Quand on déplace le ballon et qu’on multiplie les temps de jeu, on se met plus facilement en danger. Il faut accepter de prendre des essais quand on a des ambitions offensives.

Est-il aussi question des situations défensives dans le livre de jeu  distribué Marc Lièvremont?
Ah il vous plaît ce «book».  Vous aimeriez le voir (rires). Vous savez, il y a surtout des images pour qu’on comprenne.  Plus sérieusement, il s’agit d’abord de situations offensives et de lancements de jeu. C’est pratique pour nous les avants afin de connaître toutes les combinaisons des arrières. Comme ça on évitera de se retrouver en plein milieu d’une attaque.

Etes-vous conscient que beaucoup de supporters doutent du XV de France  depuis cette très lourde défaite contre l’Australie en novembre?
Bien sûr. On en déjà parlé en début de Tournoi. On est les premiers inquiets. On est tous revenu en équipe de France avec beaucoup d’envie,  l’envie de bien faire et de gagner des matchs. Mais le plus important c’est nous. C’est nous qui sommes sur le terrain.

Plus personnellement, comment vivez-vous votre retour sur le banc de touche?
J’essaye de faire au mieux. Quand tu entres en cours de match, tu as tendance à tout donner et à toute de suite te mettre dans le rouge. Même avec mon expérience de remplaçant.