Serge Gakpé et Quentin Othon au FC Nantes « pour un nouvel élan » ?

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Othon (à gauche) et Gakpé (à droite) pourraient être retenus dans le groupe samedi, contre Laval, par Gentili.
Othon (à gauche) et Gakpé (à droite) pourraient être retenus dans le groupe samedi, contre Laval, par Gentili. — F.Elsner / 20minutes

Cela ne s'est pas vu sur son visage mais, hier, l'entraîneur Baptiste Gentili s'est dit « content d'accueillir Quentin Othon et Serge Gakpé » : les deux seules recrues du mercato hivernal nantais. « C'est de nature à donner un nouvel élan, estime le coach des Canaris, qui se verrait bien les utiliser dès samedi, contre Laval, à la Beaujoire, en championnat. Au-delà de leurs qualités intrinsèques, c'est la polyvalence qui me plaît chez eux. » Reste à savoir dans quel état physique sont Gakpé et Othon, qui viennent de passer presque six mois d'inactivité…

Quentin Othon à la relance. Le joueur de 22 ans est prêté jusqu'en fin de saison par Strasbourg sans option d'achat. Il était prêté depuis cet été à Châteauroux, mais il n'a joué qu'un seul match avec la « Berri ». « Je suis arrivé blessé là-bas juste avant la fin du mercato, explique Othon, qui peut évoluer sur tout le couloir gauche. L'équipe était sur une bonne dynamique, j'ai donc eu du mal à revenir à mon niveau déjà et à m'imposer. Je suis revanchard. Je veux prouver aux gens que j'ai le niveau. » A l'écouter, il n'a pas tergiversé quand le FCN s'est manifesté : « On ne réfléchit pas deux fois quand Nantes vous suit. »

Serge Gakpé se fixe un quota. Le Togolais de 23 ans s'est engagé pour deux ans et demi avec Nantes. A part un prêt de six mois à Tours (L2) de janvier à mai 2010, l'attaquant, capable de jouer dans l'axe comme sur les côtés, a fait toute sa carrière à Monaco (9 buts en près de 90 matchs). « Je suis là pour montrer ce que je sais faire, explique Gakpé. Le projet sportif qui est de remonter en Ligue 1 m'a plu. Je vais donner le maximum pour l'atteindre. Nantes n'est pas un club de L2, je veux remettre ce club-là où il doit être. » Ses titularisations faméliques sur le Rocher, il les explique par « une concurrence » forte. « Ce n'est pas une régression de venir en L2 mais une étape dans ma carrière », conclut celui qui se fixe 6 ou 7 buts d'ici à la fin de saison.D.P.