L'horizon est bleu pour les champions du monde

HANDBALL Avoir près le quatrième titre de champion du monde gagné en Suède...

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Les handballeurs français, dans la salle de Malmö (Suède) après leur titre de champion du monde, le 30 janvier 2011.
Les handballeurs français, dans la salle de Malmö (Suède) après leur titre de champion du monde, le 30 janvier 2011. — M.Del Pozo/REUTERS

Avoir remporté un quatrième titre mondial dimanche permet aux handballeurs français d'aborder sereinement leur avenir à court mais aussi à long terme vu les promesses affichées en Suède.

Quatrième titre mondial, qualification pour les Jeux de Londres et le Mondial-2013 en Espagne, des perspectives réjouissantes pour les années suivantes et quelques jours de vacances en plus: les Bleus ont touché le gros lot en battant le Danemark dimanche en finale.

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«Au-delà du titre, cette qualification olympique est la meilleure nouvelle de la journée. On n'osait pas parler de la défense de notre titre à Londres, on va pouvoir commencer à le faire», savoure le sélectionneur Claude Onesta.

Le fait d'avoir assuré leur présence à Londres, un privilège offert au seul champion du monde en Suède, évite aux Français de se coltiner un tournoi de qualification olympique qui tombe très mal en mai 2012. «On ne va pas faire de TQO (tournoi de qualification olympique, ndlr) et pas non plus de play-offs pour le Mondial. L'année 2012 s'éclaircit complètement, les joueurs vont pouvoir récupérer et préparer ces Jeux pour tout y casser», se félicite le DTN Philippe Bana.

Aucun retraité

«Quand on voit le rythme qu'il y a, entre la Ligue des champions, le championnat et l'équipe de France, rien que de pouvoir parler de vacances, c'est génial, ce seront de vraies bonnes vacances», abonde Michaël Guigou. L'assurance d'être à Londres enlève aussi aux Bleus un peu de pression avant le prochain Championnat d'Europe en Serbie (17-29 janvier 2012), deuxième voie d'accès direct aux Jeux, à condition, là-aussi, de remporter le tournoi.

«On y aura une carte à jouer mais la priorité seront les JO», affirme sans hésiter le capitaine Jérôme Fernandez. Voilà pour les mois à venir où les Bleus pourront tranquillement planifier leurs futures conquêtes. Jusqu'à preuve du contraire, aucun d'entre eux n'a prévu de s'arrêter en si bon chemin et de raccrocher le maillot bleu.

Omeyer jusqu'en 2016?

Que ce soient les anciens comme Fernandez, Dinart et Omeyer, ou les jeunes, comme Accambray et Barachet, tous ont envie de faire partie de l'aventure. Certains parlent même de 2013, voire de 2016, y compris chez les plus vieux.

«On me dit souvent: zut, après 2012, "Titi" va partir. On va tous mourir. Mais "Titi" me dit lui qu'il faudra qu'on le vire pour qu'il s'en aille parce qu'il va postuler jusqu'à 40 balais», raconte Bana. Si on ajoute les retours programmés de Daniel Narcisse et Guillaume Gille, forfaits sur ce Mondial, l'ensemble promet de prendre des dimensions assez effrayantes. «On sera encore plus forts», annonce Nikola Karabatic.

Accambray et Barrachet au top

Cela risque aussi de tourner au casse-tête pour Claude Onesta. «Tant pis. La sélection sera sûrement dure mais c'est un luxe d'avoir autant de joueurs dispos et déterminés», souligne le sélectionneur qui voit «les anciens rajeunir et les jeunes grandir vite».

«Il n'y a aucune raison que ça s'arrête, ajoute Guigou. On a montré ici qu'on est vraiment déterminés. Tout le monde se prépare à nous battre, ça se rapproche, mais on est capables de tout gagner encore.» Demain, mais aussi après-demain puisque Onesta n'hésite pas à décrire déjà son équipe-type pour 2016. «Karabatic, Sorhaindo, Abalo, Joli, dans 8-9 ans ils auront 33-34 ans. Ils sont encore loin d'être au bout de leur parcours. Guigou a encore quelques années devant lui. Accambray et Barachet vont devenir des joueurs majeurs au niveau international. On a les joueurs pour continuer à mener l'équipe de France sur les podiums dans les années à venir.»