Bertrand Gille: «Je vais pouvoir un peu me branler sur mon compte»

HANDBALL Le pivot français prend avec humour son match exceptionnel face à la Suède…

Propos recueillis par A.P.

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Bertand Gille, le 28 janvier 2011 à Malmo.
Bertand Gille, le 28 janvier 2011 à Malmo. — U.Bektas / REUTERS

De notre envoyé spécial à Malmö

 Vendredi à Malmö, l’équipe de France a retrouvé du très grand Bertrand Gille. Auteur de huit buts et d’un match monumental en défense, le meilleur joueur mondial en 2002 a été le fossoyeur des espoirs suédois lors de la demi-finale des championnats du monde. Face aux médias, le pivot tricolore pouvait bien se lâcher sur sa prestation, avec une pointe de second degré.

 Avez-vous douté quand les Suédois sont revenus à deux buts?

 On a commencé à avoir chaud au slip. On voit le spectre espagnol revenir au galop [référence au match du premier tour quand la France a concédé le  nul après avoir mené de sept buts]. Heureusement, on a resserré en défense, mis deux contre-attaques et la messe était dite.

 Votre sélectionneur a qualifié votre prestation d'«énorme» ce soir. Vous partagez aussi ce sentiment?

 C’est gentil… Le match m’a plutôt souri aujourd’hui. Ça serait de la fausse modestie que de dire que j’aurais pu mieux faire. J’en suis très content, mais encore une fois, le plus important c’est l’équipe.

 Vous n’êtes pas plus enthousiaste que cela sur votre performance?

 Vous m’aviez déjà enterré? J’étais déjà entre quatre planches (rires). Est-ce que je m’épate? Allez, ce soir je vais pouvoir un peu me branler sur mon compte (rires). Depuis le début de ce Mondial, je n’ai pas à me plaindre, je ne suis pas trop entamé. J’ai l’impression d’en avoir encore sous la pédale. Il faut profiter de ces moments, on fait les efforts pour vivre ça. Par rapport aux nombres de rencontres  sur une année, le pourcentage de ce genre de match est ridiculement bas.  

 Est-ce que cette équipe a une recette pour atteindre une quatrième finale en quatre ans?

 A priori, oui. On doit avoir une recette cachée quelque part, mais c’est secret, je ne vais pas vous la dévoiler.