William Accambray: «Tout le monde a peur de jouer l'équipe de France»

HANDBALL L'arrière gauche des Experts pense avoir gagné la confiance de Claude Onesta…

Propos recueillis par Alexandre Pedro

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Le handballeur français William Accambray face à Bahrain le 17 janvier 2011.
Le handballeur français William Accambray face à Bahrain le 17 janvier 2011. — REUTERS/Yves Herman

De notre envoyé spécial en Suède,

Mine de rien, William Accambray fait son trou dans cette équipe de France où il remplace Daniel Narcisse. Deuxième meilleur buteur tricolore de ce championnat du monde derrière Nikola Karabatic, le Montpelliérain se projette sur la demi-finale face à la Suède pour 20minutes.fr.

Avez-vous commencé à analyser le jeu de cette équipe de Suède? Qu’en avez-vous pensé?
Pas encore. On va bosser ça à la vidéo jeudi, mais j’ai vu presque tous leurs matchs à la télé. Cette équipe accomplit un Mondial bizarre. Elle perd contre l’Argentine, elle bat la Croatie. Elle risque d’être diminuée par l’absence des deux gauchers au poste d’arrière droit, mais elle joue chez elle, donc ça ne va pas être facile.

Comment vont-ils chercher à vous jouer?
Je pense qu’ils ont tout intérêt à nous jouer un maximum sur contre-attaque. On a vu que notre défense était bien en place dans ce championnat.

Est-ce que le parcours n’a pas été presque trop facile pour arriver en demi-finale?
On dit que notre parcours a été tranquille, mais pas tant que ça. Quand on revoit bien nos matchs, on voit qu’on est accrochés par séquences. On a souffert contre la Norvège, et contre l’Islande, on a une période de douze minutes sans marquer. On n’a pas toujours été au top-niveau.

Est-ce que vous voyez parfois de la crainte dans les yeux de vos adversaires?
Tout le monde a peur de jouer la France aujourd’hui. C’est une équipe qui impressionne avec des grands joueurs à tous les postes. Forcément, ça crée un impact psychologique. Par exemple, on voit des ailiers arriver à six mètres de Thierry Omeyer et envoyer le ballon dans les pancartes. Le revers de la médaille, c’est que tout le monde veut nous faire tomber.

A titre individuel, comment jugez-vous votre compétition? On a senti que vous vous êtes libéré après des débuts plus timides...
Ce n’était pas à cause de la pression, il fallait surtout que je retrouve le rythme, j’avais peu joué en préparation. Le match contre le Bahreïn m’a fait du bien. J’ai pu me lâcher. Après, j’ai vu que Claude Onesta me faisait confiance, qu’il m’accordait du temps de jeu sur des gros matchs. Maintenant, il sait qu’il peut compter sur moi.