Au Mondial 2011 de handball, Barachet se dit "heureux"

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Révélation du Mondial de handball en Suède, Xavier Barachet savoure le fait d'avoir pour la première fois autant de responsabilités en équipe de France, avant de rencontrer la Suède en demi-finales vendredi à Malmö.

Après avoir suivi le Mondial-2009 et l'Euro-2010 depuis les tribunes essentiellement, le gaucher de Chambéry, 22 ans, est cette année une pièce maîtresse des Bleus au poste d'arrière droit.

Il a réussi un retour probant face à l'Islande mardi (6 buts) après avoir été absent pendant deux matches à cause d'une entorse à une cheville.

Q: Appréhendiez-vous votre retour sur le terrain face à l'Islande?

R: "Un peu oui. C'est difficile de revenir comme ça après quelques jours d'arrêt. Je n'étais pas sorti de la +compet'+ mais ça a été assez compliqué à gérer mentalement. Au début du match, j'avais du mal à poser le pied sur mes premiers appuis. Mais une fois que j'étais chaud, j'ai pu jouer mon jeu à fond. Ca s'est bien passé, je suis très content."

Q: A la fin du match, votre entraîneur et vos coéquipiers se sont félicités de votre retour. Qu'est-ce que ça vous inspire?

R: "Je ne sais pas trop. Moi aussi, je suis content de revenir, de jouer sans aucune douleur et de pouvoir à nouveau aider mes potes."

Q: Avez-vous l'impression d'avoir franchi un cap lors de ce Mondial?

R: "Tout le monde me dit ça. Moi, je reste persuadé qu'à Chambéry je faisais la même chose. C'est juste qu'en équipe de France je n'avais pas encore le temps de le prouver. Lors de mes deux premières compétitions, je n'ai pas beaucoup joué et c'était tout à fait normal. Je n'étais pas prêt. Maintenant que j'ai du temps de jeu, je peux montrer ce que je sais faire."

Q: Vous êtes une sinon La révélation du Mondial...

R: "J'essaye de ne pas trop me prendre la tête avec ça, je fais ce que j'ai à faire, j'essaye de jouer comme avec Chambéry, et si ça marche tant mieux."

Q: En un an, vous avez parcouru beaucoup de chemin?

R: "C'est clair. A l'Euro en Autriche, je n'avais pas beaucoup de temps de jeu et ça m'était resté un peu en travers de la gorge. Au Mondial précédent, c'était surtout une mise en train. Claude (Onesta) m'avait emmené avec le groupe pour prendre contact avec les autres et le jeu. C'était mon objectif cette année d'avoir plus de temps de jeu. Etre sur le terrain pendant une heure par match à Chambéry m'a beaucoup fait progresser. Là, je joue et je suis super heureux."

Q: La pression semble glisser sur vous. N'en ressentez-vous pas?

R: "Tant mieux si on ne la voit pas mais il y en a, croyez-moi. Avec l'absence de plusieurs cadres, je me doutais que William (Accambray) et moi allions avoir un rôle à jouer sur ce Mondial et que, si ça se passait mal, on serait montré du doigt."

Q: Mais vous prenez beaucoup de plaisir sur le terrain?

R: "Totalement, je prends mon pied. On gagne et, en plus, je joue avec les meilleurs joueurs du monde à côté de moi et j'ai du temps de jeu. C'est super pour moi, je sens que je progresse de jour en jour, je suis heureux."

Q: Vous êtes très proche de William Accambray...

R: "On se connaît depuis tout petit. On n'a pas trop le temps de se voir pendant la saison mais on est tout le temps ensemble pendant les vacances, on partage quelques petites soirées. Alors je suis super heureux de jouer avec lui, surtout qu'on n'a jamais joué ensemble en club. Quand je le vois de l'autre côté de ma moitié de terrain, je suis super content. Apporter ensemble à cette équipe de France nous rend heureux."