Open d'Australie: Nadal chute et met fin à son rêve de Grand Chelem

TENNIS Blessé et battu par David Ferrer, il ne gagnera pas les quatre tournois du Grand Chelem à la suite...

B.V.

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Rafael Nadal lors de sa défaite face à David Ferrer, le 26 janvier 2011 à Melbourne
Rafael Nadal lors de sa défaite face à David Ferrer, le 26 janvier 2011 à Melbourne — M.TSIKAS/REUTERS

L’image rappelle sa sortie du court, il y a deux ans, après sa première – et unique – défaite à Roland-Garros. Le regard vide, affalé au fond de sa chaise, Rafael Nadal est au bord des larmes. Blessé à l'ischio-jambier gauche, il a souffert le martyre face à son compatriote David Ferrer, en quart de finale de l’Open d’Australie, sans vraiment pouvoir défendre ses chances. Résultat: une défaite en trois petits sets (6-4, 6-2, 6-3) et le rêve du Rafa Slam – gagner les quatre tournois du Grand Chelem à la suite – qui s’envole.

«Je ne pouvais pas faire plus que ce j’ai fait»

Grand seigneur, comme à son habitude, le n°1 mondial n’a pas disserté sur sa gêne physique, pourtant évidente lors de la rencontre. «Je préférerais ne pas en parler, a-t-il lâché prosaïquement après la rencontre. Premièrement, je ne sais rien ce soir. Deuxièmement, par respect pour le vainqueur et mon ami, je préfère parler du match. Il a joué à un très haut niveau et je veux le féliciter et lui souhaiter le meilleur pour sa demi-finale.» Voilà pour le discours officiel. Sauf que sur le terrain, la douleur n’était pas feinte. «Il a fait signe que sa jambe ne répondait pas, c'était alors la chronique d'une mort annoncé, ajoute Toni, son oncle et entraîneur.»  Grimaces, déplacements contrariés, manque de puissance dans la frappe et appels répétés aux médecins du tournoi, Nadal n’est pas passé loin d’abandonner.

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«Ce n’est pas dans ma nature», rejette-il quand on lui évoque cette éventualité. Car malgré son état physique, le Majorquin n’a rien lâché, face à un Ferrer qui a eu le mérite de le faire courir. Par instant, il a même donné l’impression qu’il pourrait surpasser sa douleur. En vain. «Aujourd'hui, je ne pouvais pas faire plus que ce que j'ai fait, plaide-t-il. J'ai eu un problème dès le début et après ça, le match était presque terminé. C’était un jour difficile pour moi.»