Jean-Louis Triaud: «On ne fait plus peur»

FOOTBALL Le président des Girondins de Bordeaux ne se voile pas la face...

A Bordeaux, Rémi Bostsarron

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Le président des Girondins de Bordeaux, Jean-Louis Triaud, lors de la finale de la Coupe de la Ligue au stade de France face à Vannes, le 25 avril 2009.
Le président des Girondins de Bordeaux, Jean-Louis Triaud, lors de la finale de la Coupe de la Ligue au stade de France face à Vannes, le 25 avril 2009. — A.Reau/SIPA

Dans un club en pleine tourmente, mieux vaut un président qui tient bon la barre. C’est le cas à Bordeaux, où Jean-Louis Triaud revient sur la situation délicate de son club.

Vos mots très durs après la défaite à Angers étaient-ils davantage destinés aux joueurs qu'au staff?
On peut me raconter ce qu'on veut, mais je ne peux pas admettre qu'une équipe qui n'a que des internationaux A ou Espoirs soit battue par Angers, qui a gagné six matchs en Ligue 2 cette saison. Pour moi, ce n'est pas acceptable. Des garçons battus par nettement moins bons qu'eux, c'est une faute professionnelle. Ce n'est pas tolérable.

N'ont-ils pas un problème de communication avec Jean Tigana?
Qui peut affirmer aujourd'hui que le courant ne passe pas entre le staff et les joueurs? Vous pourriez peut-être trouver un joueur avec qui ça ne passerait pas bien, mais ça arrive partout. L'année dernière, il y avait aussi des joueurs qui n'étaient pas satisfaits de leur sort ou du management. Ces garçons jouent leur carrière, leur avenir, leur métier c'est le football, donc ce qui importe pour eux, c'est le terrain, rien d'autre.

Diriez-vous que vous êtes optimiste?

Ce n'est pas que de l'optimisme, c'est de l'analyse. Nous avons des joueurs de talents et il reste 54 points à distribuer. Il y a des raisons d'y croire. Mais on ne fait plus peur, c'est ça qui m'inquiète. Pendant un moment, on paraissait tellement inaccessibles que nos adversaires arrivaient à s'en persuader. Le chef de meute, de temps en temps, doit mettre une raclée aux chiens qui l'entourent pour assurer sa primauté. Donc il est urgent qu'on châtie quelques adversaires pour faire peur aux autres.

Peut-on encore s'attendre au recrutement d'un attaquant?

On avait une cible bien précise, ça ne s'est pas fait. On a fait un grand tour d'horizon, et aucune autre solution n'offre autant d'intérêt. On est un peu frustrés, parce que notre actionnaire fait les efforts financiers nécessaires pour permettre ce recrutement, mais on ne va pas recruter pour recruter.