Paris truqués: l'UEFA surveille plus de 29.000 matches par an

FOOTBALL C'est Michel Platini qui le dit...

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Le président de l'UEFA, Michel Platini, lors d'une visite à Tbilissi, en Géorgie, le 20 août 2010.
Le président de l'UEFA, Michel Platini, lors d'une visite à Tbilissi, en Géorgie, le 20 août 2010. — REUTERS

Michel Platini n'est visiblement pas du genre à parier en ligne. Mardi, le président de l'Uefa a rappelé que les paris truqués étaient «le gros problème» du football de demain, et que si l'organisme européen surveillait «29.000 matches» par saison, il revenait à la police de traquer les responsables.

«Tant de gens mettent tant d'argent, cela peut devenir un gros problème pour le football de demain, c'est pour ça que nous avons un système d'alerte. Nous surveillons déjà plus de 29.000 matches, c'est-à-dire tous ceux de première et deuxième divisions européennes», a dit Platini, en séminaire à Coverciano (où s'entraîne l'équipe nationale italienne, près de Florence).

«Nous voyons des mouvements d'argent étranges, a-t-il ajouté, nous avons des soupçons, c'est évident, mais ce doit être la police des pays concernés, à qui nous demandons son aide, de trouver les preuves. Cette tâche ne nous revient pas.»

«Sur la question des paris, nous devons travailler avec la police, la justice, etc.» a conclu le président de l'Uefa.

«L'UEFA n'est pas Soctland Yard»

Le président français de l'Union européenne de football (UEFA), Michel Platini, a réclamé dans la presse allemande la création d'«une police du sport» qui serait notamment chargée de lutter contre les réseaux de paris truqués.

«Ce dont nous avons besoin, c'est d'un instrument transnational, une police internationale du sport. Lorsque j'ai été élu président de l'UEFA il y a trois ans, j'avais demandé une telle institution, mais il n'y a rien eu», a expliqué Platini au journal Welt am Sonntag.

«Interpol nous a récemment contacté et nous a proposé de collaborer, cela serait un début», a-t-il ajouté.

«L'UEFA n'est pas Scotland Yard. Quand il y a des délits criminels, ce sont la police et la justice qui doivent intervenir», a remarqué l'ancien international français.

«Il est devenu trop dangereux d'enquêter par nous-mêmes», a-t-il précisé.

«Pas une monarchie avec des charges héréditaires»

Le président de l'UEFA a rappelé que les paris truqués étaient «ce qui menaçait nos racines»: «Quand les résultats sont fixés à l'avance, le football perd son âme et il faut le défendre», a-t-il insisté.

Par ailleurs, Michel Platini a évoqué la succession de l'Allemand Franz Beckenbauer qui a décidé de ne pas briguer en 2011 un nouveau mandat au comité exécutif de la Fifa.

«Nous ne sommes pas une monarchie avec des charges héréditaires (...) Il n'y a pas un droit automatique en faveur d'un représentant allemand (...) Mais si les Allemands présentent un candidat costaud, il aura des chances d'être élu», a-t-il conclu.

Le football allemand pourrait proposer la candidature du président de la Fédération allemande, Theo Zwanziger.