PSG: Antoine Kombouaré, une gestion «à l'ancienne» risquée

FOOTBALL La gestion humaine du coach parisien n'est pas sans risque...

Antoine Maes

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L'entraîneur parisien Antoine Kombouaré lors du match Nancy-PSG, le 13 février 2010
L'entraîneur parisien Antoine Kombouaré lors du match Nancy-PSG, le 13 février 2010 — POL EMILE/SIPA

Jusqu’ici, la casse est encore limitée. Alors que Stéphane Sessegnon s’entraîne de nouveau, et que Peguy Luyindula a marqué en Coupe de France dimanche à Agen, les dossiers chauds d’Antoine Kombouaré semblent en voie de règlement. Mais le vestiaire parisien ne sortira pas éternellement indemne de ce genre d’épisodes. «Dans un groupe qui vit, c’est normal de temps en temps que le ton monte», explique le Kanak. C’est normal, mais à moyen terme, ce n’est pas forcément sans conséquence.

«C'est le patron et il le fait savoir»

Car la gestion humaine d’Antoine Kombouaré, «un peu à l’ancienne» selon l’ancien strasbourgeois Guillaume Lacour, est aussi risquée. «De Valenciennes à Paris, il n’a pas changé. C’est le patron, et il le fait savoir. Quand il y a des mecs qui ne jouent pas, ça peut faire des étincelles», raconte le Valenciennois José Saez. Les étincelles, «AK» ne les fuit jamais, même quand il évoque les «égos terribles» qui peuplent son vestiaire. Le danger, c’est de voir ces étincelles mettre le feu à tout l’effectif. C’est possible, même quand l’équipe est encore en course sur tous les tableaux.

«La lassitude, même avec un très grand entraîneur, ça peut arriver»

«A Strasbourg, au bout d’un moment, ça marchait un peu moins. Certains peuvent être usés par le fait de moins jouer. Et puis la lassitude, même avec un très grand entraîneur, ça peut arriver», explique Guillaume Lacour. Le PSG n’en est pas encore là, loin de là. Car s’il peut vite se laisser emporter par son tempérament , l’entraîneur parisien ne reste jamais longtemps arc-bouté sur ses positions. «Vu les résultats de son équipe, c’est compliqué pour lui de changer de composition. Mais il met tout le monde sur un pied d’égalité. Tu peux lui montrer que tu es le meilleur, il te donnera ta chance. Et puis chez nous, il donnait les compos d’équipe une heure avant le coup d’envoi», raconte José Saez. Un moyen de garder tout le monde sous pression pendant la semaine. Mais pas forcément toute une saison.