Ski alpin : Antoine Dénériaz, une descente en or

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Antoine Dénériaz a fait retentir la Marseillaise pour la première fois aux Jeux de Turin en entrant dimanche au palmarès de la descente olympique, exploit que n'a pu réussir son compatriote fondeur Vincent Vittoz dans une poursuite dont il est pourtant champion du monde.
Antoine Dénériaz a fait retentir la Marseillaise pour la première fois aux Jeux de Turin en entrant dimanche au palmarès de la descente olympique, exploit que n'a pu réussir son compatriote fondeur Vincent Vittoz dans une poursuite dont il est pourtant champion du monde. — Michael Kappler AFP

 Huit ans après Jean-Luc Crétier à Nagano, Antoine Dénériaz a remporté hier, à Sestrières, le titre olympique de descente

Meilleur temps du dernier entraînement, le Français partait avec le dossard nº 30, c'est-à-dire après tous les favoris

Alors que tout le monde s'était cassé les dents sur le chrono référence de Michael Walchhofer, le skieur de Morillon était en avance à chaque temps intermédiaire

A l'arrivée, Dénériaz laissait l'Autrichien, leader de la Coupe du monde, à 72 centièmes, tandis que le Suisse Bruno Kernen se classait troisième à une seconde

« Il n'y avait rien à faire contre lui aujourd'hui », résumait Hermann Maier, seulement 6e hier

Dans l'aire d'arrivée, le Français, soutenu par de très nombreux supporteurs, ne semblait pas réaliser la portée de son exploit

Après avoir reçu sa médaille d'or des mains de la princesse du Liechtenstein, « Tonio » masquait difficilement son émotion pendant la Marseillaise

Avec ce titre olympique, Antoine Dénériaz rejoint Henry Oreiller (1948), Jean Vuarnet (1960), Jean-Claude Killy (1968) et Jean-Luc Crétier (1998) dans le club des skieurs français médaillés d'or en descente

Jérôme Capton, envoyé spécial à Turin (Italie)