Hcup: Un Racing new-look à Clermont, la fin des espoirs en Hcup?

RUGBY Les Ciel et Blanc se rendent en Auvergne avec un groupe «expérimental»...

B.V.
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Le demi de mêlée du racing Jérôme Fillol, sous les yeux de Sébastien Chabal, le 4 décembre 2010, à Paris.
Le demi de mêlée du racing Jérôme Fillol, sous les yeux de Sébastien Chabal, le 4 décembre 2010, à Paris. — A.PIERRE/SIPA

Ils ne l’avouent qu’à demi-mots. Et encore, il faut lire  entre les lignes du discours de son entraîneur adjoint, Simon Mannix, pour le  comprendre: le Racing Metro a tiré un trait sur la Coupe d’Europe. Quasiment  éliminés après leur défaite surprise à domicile face aux Saracens, les  Franciliens n’ont plus qu’une infime chance de se qualifier et ont décidé de  faire le choix – raisonnable – de faire tourner leur effectif avant le  déplacement à Clermont, vendredi. «On est un peu obligé, explique le  néo-zélandais. Physiquement, la rencontre contre Toulon (15-12), dimanche, a  laissé des traces. La qualification est toujours possible, mais elle est  compliquée…»

Des remplaçants mais de l’envie

Et s’il certifie que la Hcup n’est pas «mise de côté», il  voit surtout dans ce match chez le champion de France «l’opportunité pour pas  mal de joueurs qui n’ont pas beaucoup joué de montrer ce dont ils sont  capables». Bref, le groupe qui se déplacera à Clermont, vendredi, sera  expérimental. Ainsi, Julien Saubade, au «frigo» depuis quelques semaines,  retrouvera son aile gauche avec une joie non dissimulée. «Ca fait longtemps...  sourit-il. Mais l’équipe enchaîne les victoires et il est normal que l’on  s’appuie sur les mêmes joueurs.» A eux, les remplaçants revanchards, de montrer  qu’ils peuvent toujours «être performants». «On n’aura pas de vécu ensemble,  mais beaucoup d’envie.» 

Et ce n’est pas Karim Ghezal qui va le contredire. «On doit  se faire plaisir, ajoute le deuxième-ligne, faire un gros match… Et surtout ne  pas se poser de questions quant à la qualification.» Afin d’éviter que l’enjeu –  où le manque d’enjeu ? – ne tue dans l’œuf tant d’appétit. «Croyez-moi, on se  souvient de la défaite contre les Saracens, rassure Ghezal. Ils étaient déjà  éliminés quand ils sont venus gagner chez nous. Mais ils avaient de l’honneur et  de l’envie.»