Les agents de footballeurs disent souffrir de leur mauvaise réputation

FOOT Et de leur étiquette de maquereau...

A.P.
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Un Britannique de 49 ans, ex-maire d'une petite ville du Pays de Galles surpris en train d'arbitrer un match de football alors qu'il percevait des allocations pour handicap moteur, a été condamné lundi à quatre mois de prison avec sursis et 200 heures de travaux d'intérêt général.
Un Britannique de 49 ans, ex-maire d'une petite ville du Pays de Galles surpris en train d'arbitrer un match de football alors qu'il percevait des allocations pour handicap moteur, a été condamné lundi à quatre mois de prison avec sursis et 200 heures de travaux d'intérêt général. — Jacques Demarthon AFP/Archives

Dans son édition de vendredi, l’Equipe a donné la parole à ceux dont on parle à longueur de mercato mais qui restent invisibles pour le grand public: les agents de joueurs. Et ce n’est pas un euphémisme de dire que la profession souffre d’une mauvaise image de marque. «Il y a des agents pourris, c’est vrai, constate David Wantier qui gère 25 joueurs. Mais on stigmatise toute une profession alors que c’est un vrai et beau métier, qui est passionnant.»

Pour Axel Lablatinière (en charge d’une trentaine de joueurs), les clubs sont aussi responsables de certaines dérives observées depuis des années. «Oui, les rétro-commissions existent, oui, que cet argent échappe au football. Mais le problème, c’est aussi que des présidents de club acceptent de travailler avec des faux agents.»

Des agents au SMIC

S’ils ne cachent pas  gagner très bien leur vie (certains sont assujettis à l’ISF), les agents interrogés par le quotidien évoquent aussi un métier passionnant et prenant. «Je fais 80.000 kilomètres par an, je pars sur la route du lundi au jeudi pour mes joueurs, et aussi des clubs. Le vendredi, je vais sur un match de Ligue 2, le samedi sur un match de Ligue 1 et souvent le dimanche sur un match de CFA», détaille Dominique Wantier. L’Equipe rappelle aussi que la profession suscite de plus en plus de vocation mais que beaucoup de jeunes agents arrivent à peine au SMIC en début de carrière.