Le NRM était si près de l'exploit

Julien Ropert

— 

Il s'en est fallu d'une petite dizaine de centimètres. Nantes menait 26-25 dans le troisième set après avoir enlevé les deux premiers. Eblouissant samedi (38 points), Jakub Rybnicek tentait l'ace et le ballon atterrissait juste derrière la ligne. Tours profitait du sursis et finissait par l'emporter au tie-break. De quoi laisser de légitimes regrets aux Métropolitains. « La fierté, je n'arrive pas encore à la ressentir, avoue ainsi Julien Lavagne. A chaud, c'est plus de la frustration et des ondes négatives qui dominent. » Samedi, le NRM a pourtant livré une prestation remarquable dans la salle du leader de Ligue A et impressionnant vainqueur de Trévise en Ligue des champions cette semaine.

« Certains joueurs ont pleuré »
« Je suis très fier de mes joueurs, ils se sont battus comme des lions, apprécie l'entraîneur nantais Martin Demar. C'était David contre Goliath, il y a une vraie différence de budget et de talent. Mais passer aussi près, ça fait mal au cœur. Gagner aurait été historique pour ce groupe. Certains joueurs ont pleuré. » Une déception qui devrait tout de même, avec un peu de recul, céder la place à une légitime fierté. D'autant que les Nantais ont retrouvé face à Tours un jeu qui les avait abandonnés la semaine précédente devant Poitiers (0-3) et qui devra les servir cette semaine face au dernier Saint-Quentin. « Ça fait forcément plaisir, ce n'est pas tous les joueurs qu'on rivalise avec une belle équipe européenne comme Tours, reprend Julien Lavagne. Mais il ne faut pas se tromper d'objectif. On a un maintien à assurer et le match de mardi contre Saint-Quentin est un match à six points. »