Lille rate l'occasion de faire le trou, lens CELLE de le combler

joseph delouvrié

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Le Stadium aurait peut-être pu accueillir une bataille de boules de neige, à la limite.
Le Stadium aurait peut-être pu accueillir une bataille de boules de neige, à la limite. — M. LIBERT / 20 minutes

Finalement, seule la neige est parvenue à freiner la marche en avant d'un Losc chaud bouillant. Lille n'a plus perdu en L1 depuis la dixième journée. C'était au début du mois d'octobre. Mais hier, les flocons ont eu raison de la volonté des Lillois et causé le report du match contre Nancy à une date qui reste à déterminer, en 2011. « Jouer aurait été dangereux pour les joueurs. Cette décision était obligatoire », estime le président du Losc, Michel Seydoux. Au grand dam de son équipe, qui ne comptait pas s'arrêter en route. « Etre champion d'automne, c'est honorifique. Ce qui compte, c'est de l'être à la fin de la saison », positive le président lillois. Hier, le Losc aurait pu faire le break sur Paris, son dauphin, accroché chez lui la veille par Monaco (2-2). Avant de tranquillement s'installer devant sa télé pour regarder ses poursuivants, Marseille et Lyon, s'étriper. A défaut, il dispose maintenant d'«un match bonus ». Dixit son président.

Relégables depuis le 11 septembre
Des jokers, les Lensois n'en ont plus beaucoup. Avec ce double report (samedi puis hier), ils ont raté l'occasion de se donner un peu d'air face à Caen, 18e, qui les précède en queue de classement. Et même de quitter la zone rouge, qu'ils n'ont plus quittée depuis le 11 septembre. « Encore fallait-il gagner le match. Et je pense que Caen aussi en avait envie », plaisante l'entraîneur Jean-Guy Wallemme, dont le souhait était de jouer. Un dessein gommé par la neige. Tout comme l'opération « Bollaert vide » des supporters, passée presque inaperçue sous la couche de poudreuse.