FFF: Fernand Duchaussoy réélu

SPORTS Il obtient près de 80% des voix...

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Le président intérimaire de la FFF, Fernand Duchaussoy, devant le vice président Noël Le Graët, le 29 octobre 2010 à Paris.
Le président intérimaire de la FFF, Fernand Duchaussoy, devant le vice président Noël Le Graët, le 29 octobre 2010 à Paris. — Sichov/sipa

Fernand Duchaussoy, président par intérim de la Fédération française de football (FFF) depuis le 23 juillet, a été réélu à la tête de la FFF samedi lors de son assemblée générale à Paris, avec 79,4% des voix.

Nouveau mandat

«Je vous remercie de votre confiance», a simplement déclaré M. Duchaussoy (67 ans), avant de passer au point suivant de l'ordre du jour.

Il avait été élu une première fois par le Conseil fédéral en juillet pour assurer l'intérim à la suite de la démission de Jean-Pierre Escalettes, survenue en réaction aux tribulations de l'équipe de France au Mondial-2010 et sa fameuse grève de l'entraînement, le 20 juin à Knysna.

Son nouveau mandat court jusqu'au 18 juin, date de la prochaine assemblée élective.

Sa candidature a été proposée par le Conseil fédéral de vendredi après le désistement de Noël Le Graët, vice-président de la FFF qui a renoncé à se porter candidat afin de ne pas mettre à mal «l'unité entre football professionnel et football amateur» nécessaire à la réforme de la gouvernance, adoptée par l'AG.

M. Le Graët, reparti à Guingamp vendredi soir pour assister au match de son équipe en National (battu par Amiens 2-1), était absent de l'assemblée en raison d'un problème d'avion, selon M. Duchaussoy.

Départ de Thuram

Fernand Duchaussoy a été réélu au terme de cinq mois mouvementés, entre les suspensions des meneurs de la grève de Knysna, le licenciement de l'ex-sélectionneur Raymond Domenech, l'affaires des primes du Mondial et trois démissions de poids (le directeur technique national Gérard Houllier, le directeur général Jacques Lambert et Lilian Thuram, membre du Conseil fédéral).

Son bilan contient cependant la réussite de la réforme de la gouvernance de la FFF, dont la loi-cadre a été approuvée samedi. «J'ai suivi une feuille de route sans faillir; pourtant, je n'ai pas été épargné par les fantômes de Knysna et ses conséquences, avait-t-il dit avant le vote. Je n'ai pas cessé de faire le deuil de l'Afrique du Sud tout en donnant une chance à l'avenir».

«Je vous mentirais si je vous disais que la violence des attaques personnelles à mon égard ne m'avait pas blessé, mais quand on a une mission à accomplir, on ne perd pas son temps à compter les coups», avait-t-il ajouté.