Annecy 2018: Droit dans le mur?

SPORTS D'HIVER La démission d'Edgar Grospiron, directeur général de la candidature, créé de sérieux doutes sur le dossier d'Annecy aux J.O d’hiver 2018, qui semblait déjà en retard par rapport à ses adversaires...

B.V.

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Edgar Grospiron prend la tête de la candidature d'Annecy aux JO 2018, en compagnie de l'ancienne slalomeuse Perrine Pelen. Ici, le 18 mars 2009
Edgar Grospiron prend la tête de la candidature d'Annecy aux JO 2018, en compagnie de l'ancienne slalomeuse Perrine Pelen. Ici, le 18 mars 2009 — REUTERS/Charles Platiau

Mais où va Annecy 2018? Après la démission, dimanche soir, de son directeur général, Edgar Grospiron, la candidature française à l’organisation des Jeux Olympiques d’hiver en 2018 semble foncer droit dans le mur. Le dossier français essuie les critiques et n’a visiblement pas les moyens de rivaliser avec les autres villes candidates, Munich (Allemagne) et Pyeongchang (Corée du Sud).

«Nous allons à notre perte, expliquait début décembre Jean-Claude Killy, triple médaillé d’or olympique en ski alpin. Les membres du comité haut-savoyard ne se rendent pas compte de ce qu’est une candidature.» Manque de moyens, lobbying quasi inexistant par rapport à ses adversaires, la candidature française s’est même fait reprendre de volée par le CIO qui a jugé le dossier d’Annecy inadéquat, obligeant ses acteurs à repenser l’organisation de ses sites de compétition.

Un nouvel organigramme dans les jours à venir 

Bref, à sept mois de la désignation de la ville hôte, difficile d’imaginer comment le CIO pourrait accorder sa confiance à la France. «On considère que l’on peut encore gagner, lâche Christian Monteil, président du conseil de surveillance de la candidature, à 20minutes.fr. Le retard n’est pas irrattrapable. Même si on n’est pas favoris, on a un cœur énorme. On a envie de se battre!».

Pour cela, le président du conseil général de Haute-Savoie compte sur un «nouvel organigramme», décidé dans les prochains jours, afin de «réécrire la nouvelle feuille de route de la candidature». «Nous n’avons pas des budgets de communications internationale comme les autres, poursuit-il. Mais on possède un bon dossier technique». Un dossier qui sera finalement présenté le 11 janvier prochain au CIO, comme prévu. «Nous n’avons jamais envisagé de retirer notre candidature, conclut Monteil. Je peux envisager la défaite, mais pas le forfait.» Histoire de garder la face?