Euro de handball: la France face au défi suédois

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Les handballeuses de l'équipe de France affrontent mardi la Suède, leur deuxième obstacle dans le tour principal de l'Euro, qui a pris une dimension supplémentaire dimanche en surclassant (24-19) les Norvégiennes, triple tenantes du titre et championnes olympiques.

Les victoires de la Hongrie face à l'Ukraine (26-25) et de la Suède lors de la première journée du tour principal n'ont pas arrangé les affaires des Françaises. Elles doivent toujours remporter leurs trois matches mais désormais même trois victoires ne devraient pas suffire pour atteindre le dernier carré, voire même la 5e ou 6e place.

"Quoi qu'il arrive, il faut qu'on gagne, affirme l'arrière Camille Ayglon. D'abord pour les points, parce que mathématiquement rien n'est fait même si... Et aussi pour montrer autre chose. On a tellement de marge par rapport à ce qu'on peut faire. Il ne faut pas qu'on reparte pleine de frustration et de remords."

Avec toujours au pied le boulet de la défaite rageante contre la Hongrie (18-21), les vice-championnes du monde sont unies derrière le même mot d'ordre: "se lâcher".

"Le contexte peut être facilitant vu qu'elles vont affronter une équipe qui est aujourd'hui beaucoup plus forte qu'elles", espère l'entraîneur Olivier Krumbholz.

La solidité défensive quelque peu retrouvée des Bleues face à la Slovénie et aux Pays-Bas peut leur permettre d'éviter que les Suédoises ne prennent confiance d'entrée de match. Reste ensuite à donner du volume au jeu d'attaque, ce que les Françaises ne parviennent plus à faire depuis plusieurs semaines, handicapées par une réussite au tir moyenne et une fébrilité menant à des pertes de balle à répétition.

Il y a quinze jours, elles ont été battues (22-25) par les Suédoises au Tournoi de Paris. Depuis, les Bleues sont restées engluées dans leurs approximations tandis que les Suédoises sont montées en puissance.

Après un sans-faute au tour préliminaire, elles se sont ouvert les portes des demi-finales face aux favorites norvégiennes, certes diminuées par les absences de Heidi Loke et Tine Stange en raison d'un virus grippal. Avec un engagement physique total, elles ont montré un collectif rodé autour de la demi-centre Isabelle Gullden, plaque-tournante du jeu, l'arrière Linnea Torstensson et des ailières talentueuses comme Annika Will Freden.

"C'est une équipe très complète. Il va falloir élever énormément notre niveau de jeu sinon on peut prendre une large défaite", prévient Ayglon.