Coupe Davis: Gaël Monfils n'a pas traîné contre Janko Tipsarevic

TENNIS La Monf' permet à la France de mener 1-0 face à la Serbie en finale de la Coupe Davis...

A.P, à Belgrade

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Le tennisman françaais Gaël Monfils, lors de sa victoire en Coupe Davis contre Janko Tipsarevic, le 3 décembre 2010 à Belgrade.
Le tennisman françaais Gaël Monfils, lors de sa victoire en Coupe Davis contre Janko Tipsarevic, le 3 décembre 2010 à Belgrade. — REUTERS

De notre envoyé spécial à Belgrade

Voilà une affaire vite et bien expédiée. Pas plus perturbé que ça par le vacarme bon enfant de l’Arena de Belgrade, Gaël Monfils a mis sur orbite l’équipe de France dans cette finale de Coupe Davis en expédiant le numéro 2 serbe, Janko Tipsarevic en trois petits sets (6-1, 7-6, 6-0). On lui promettait l’enfer sur terre confronté à un public inhospitalier, Monfils a plutôt adoré ses deux heures passées sur le court. «C’est vous les journalistes qui avaient monté la sauce sur l’ambiance, accuse-t-il avec son fameux sourire en coin. C’est juste un public de Coupe Davis qui fait du bruit et soutient son équipe.»

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Avec cette victoire, Monfils permet à Gilles Simon d’appréhender sa rencontre face à Novak Djokovic sans le couteau sous la gorge. «Je suis content pour Gillou explique un Monfils relâché mais enrhumé en conférence de presse. Il me disais avant le match de ne pas faire le con». Cette saison, Monfils ne déconne plus en Coupe Davis. Le Parisien peut même se prévaloir du titre de «Monsieur vendredi» avec désormais quatre victoires en quatre matchs. Oublié le souvenir de cette première sortie raté contre le Néerlandais, Thiemo De Bakker en 2009, Monfils a décidé de «d’abord penser» à lui quand il porte son marcel «France».

Une fois n’est pas coutume, ce spécialiste des départs avec frein à main tiré a démarré au quart de tour. A l’entendre, son adversaire l’a bien aidé. «Quand tu vois un mec de ce niveau balancer deux doubles fautes d’entrée, tu te dis que le mec est super tendu», relate le Français. Pas faux. Janko Tipsarevic a pris toute la pression d’un peuple sur ses épaules. La Serbie pensait qu’elles étaient solides, elle se trompait. Tipsarevic a couru derrière son niveau sans jamais le rattraper, à part dans le deuxième set perdu au jeu décisif. Conclusion,  l’enfer ce n’est toujours les autres, mais juste mal jouer au tennis devant les siens.