les parisiens glacent les andalous

romain scotto

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Mathieu Bodmer et ses coéquipiers se déplaceront dans quinze jours en Ukraine.
Mathieu Bodmer et ses coéquipiers se déplaceront dans quinze jours en Ukraine. — Gonzalo Fuentes / Reuters

Même si les soirées européennes sont parfois glaciales, les joueurs du PSG passeront bien la fin de l'année au chaud. Par -2 °C, sur la pelouse du Parc, ils ont eu la bonne idée de ne pas s'enrhumer,hier soir face à Séville (4-2). Grâce à cette troisième victoire en cinq matchs dans leur groupe de Ligue Europa, ils s'ouvrent, tel un brise-glace, la route des 16es de finale.

Quatre buts en moins d'une heure
A la demande d'Antoine Kombouaré, il fallait ce succès plein d'audace pour ne pas serrer les dents dans quinze jours en Ukraine, face à Lviv, où les Parisiens enfileront encore leurs gants, sans la pression du résultat. En marquant quatre fois avant l'heure de jeu, ils ont su se mettre à l'abri. Une déviation sur corner de Bodmer (16e), une tête (20e), un pointu d'Hoarau (47e) et une frappe enroulée de Nenê (45e) confirment qu'il n'est pas facile d'ennuyer cette équipe à domicile, où elle n'a plus perdu depuis 13 matchs en Coupe d'Europe. Soit quatre ans d'invincibilité. Le doublé de Kanouté, côté sévillan, n'y a rien fait.
L'ancien double vainqueur de l'épreuve n'a pas souvent mis en danger Apoula Edel. Après sa boulette de dimanche, face à Lyon, le gardien parisien s'est même rassuré sur quelques parades. Avec une équipe armée d'une seule pointe offensive (chose rare), Paris aurait pu se mettre encore plus à l'abri si Camara n'avait pas frappé sur le poteau. Cela n'a pas empêché Antoine Kombouaré de faire souffler Nenê et Hoarau en les remplaçant en vue du match de Brest, dimanche. Au final, c'est peut-être le technicien kanak qui a vécu le seul accroc de cette rencontre, juste après la pause. Trop bavard, il a été renvoyé en tribunes pour voir la fin du match. Il a pu apprécier, avec un peu de hauteur, le spectacle du Parc se réchauffant en sautant de joie.