Tennis: un sans-faute pour Roger Federer au Masters de Londres

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Roger Federer a réussi un parcours sans-faute jusqu'en demi-finale du Masters en remportant sa troisième victoire d'affilée aux dépens du Suédois Robin Soderling en deux sets 7-6 (7/5), 6-3 jeudi à Londres.

Le Britannique Andy Murray a pris le deuxième ticket du groupe B en battant facilement l'Espagnol David Ferrer en deux sets 6-2, 6-2 dans le match qui opposait en soirée les deux premières victimes du Suisse.

Comme lors de ses deux précédents matches, également gagnés en deux manches, Federer a maîtrisé son adversaire en pratiquant un tennis très propre.

"Très concentré, très solide du début à la fin", a résumé le N.2 mondial, qui ne s'est pas relâché après le gain de la première manche, suffisant pour assurer son accession au dernier carré.

C'est la quinzième fois en seize rencontres qu'il bat le Scandinave et déjà la troisième depuis son élimination surprise en quarts de finale du dernier Roland-Garros.

Federer a profité d'un joli cadeau dans le tie-break, sur sa troisième balle de premier set, lorue le Suédois, monté au filet, a laissé filer son passing, le croyant à tort trop long.

Dès le jeu suivant, le champion helvétique a dû écarter deux balles de break, mais à part ces quelques minutes d'incertitude, c'est lui qui a largement dominé les débats, notamment grâce à un excellent service (11 aces).

Federer disputera samedi sa huitième demi-finale en neuf participations dans une épreuve qu'il a déjà remportée à quatre reprises (2003, 2004, 2006, 2007). S'il maintient son tennis au même niveau jusqu'à la fin de la semaine, le record de Pete Sampras (5 titres) semble à sa portée.

Il finirait ainsi l'année comme il l'avait commencée, par un grand titre, dix mois avec sa 16e victoire en Grand Chelem à l'Open d'Australie.

Une façon idéale de montrer qu'il faudra encore compter sur lui l'année prochaine après une saison 2010 moins brillante que les précédentes, même si lui n'en ressent pas le besoin.

"Que je gagne ici ou pas, je serai un des grands prétendants avec Rafa et quelques autres pour gagner les gros tournois", a prévenu le Suisse, fidèle à sa ligne de conduite du "toujours positif".

Dans le second match, le suspense était limité car Ferrer devait s'imposer en deux sets et en marquant au moins six jeux de plus que Murray pour passer.

Une nouvelle fois tendu, l'Ecossais a concédé le break dès son premier engagement (2-0), mais il a su retrouver ses esprits pour enrayer le scénario catastrophe.

Six jeux plus tard, tous gagnés, il avait en poche son billet pour les demi-finales, effaçant ainsi la cruelle déception de l'an passé, lorsqu'il en avait été écarté pour un seul jeu dans une égalité à trois avec Federer et Juan Martin Del Potro.