François Berléand: «On voit enfin du jeu offensif!»

FOOT L'acteur est le commissaire de l’exposition sur le PSG «40 ans, 40 photographies» à l'Hôtel de ville de Paris...

Propos recueillis par B.V.

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François Berléand, supporter historique du PSG, en 2009
François Berléand, supporter historique du PSG, en 2009 — B.CHIBANE/SIPA

Avec le PSG, François Berléand a tout connu. Supporter du club depuis sa création, le César du meilleur acteur dans un second rôle en 2000 a connu les belles années, ponctuées par la victoire en Coupe d’Europe, et celles de galère. Commissaire de l’exposition «40 ans, 40 photographies» célébrant à l’Hôtel de ville de Paris l’anniversaire du club à partir de vendredi, il évoque pour 20minutes.fr ses plus beaux souvenirs en rouge et bleu et sa vision sur l’équipe d’Antoine Kombouaré.

Quelle est votre photo préférée dans cette exposition?
Il y en a une en noire et blanc de Jean Pierre Dogliani (ancien joueur du club dans les années 70) et de Johan Cruyff ensemble sous le maillot du PSG. Cruyff avait joué avec le PSG lors du tournoi amical de Paris (en 1975) car il était très lié avec Daniel Hechter. C’est une photo qui n’aurait jamais dû exister. C’est formidable de voir l’un des plus grands joueurs du monde avec le maillot du PSG. J’aurais tellement aimé que Cruyff vienne jouer au PSG…

Quels sont vos plus beaux souvenirs avec le PSG?
Les titres de champions de France de 1986 et 1994 bien sûr, mais surtout la victoire en Coupe des Coupes (1996), sous l’ère Fernandez. Ça a été un moment absolument magique, où tout rigolait. Cette équipe possédait des joueurs extraordinaires… Mais c’était une époque où l’on pouvait encore avoir de très, très grands joueurs en France.

Vous êtes plutôt PSG de Susic ou celui de Raï?
Les deux sont magnifiques mais je préfère Safet Susic. Même s’il n’a pas eu les résultats tout de suite, il était extraordinaire, un numéro dix d’exception. Il était rapide, mais possédait aussi une technique incroyable. Raï, de son côté, a eu une période d’adaptation bien plus longue. Au début, on se demandait même comment ce type pouvait être capitaine du Brésil.

Forcément, le retour du PSG en haut de l’affiche doit vous faire plaisir…
Ca faisait cinq ans que je désespérais un petit peu… L’année dernière il y a eu un petit frémissement avec la victoire en Coupe de France. Cette saison, c’est un vrai plaisir: on voit enfin du jeu offensif! C’est ce qui manquait. Antoine Kombouaré a fait un boulot magnifique. Quand il a été nommé, je ne savais pas ce qu’il allait donner. Je pensais qu’il fallait un entraîneur star qui puisse encadrer les petites stars. Finalement, c’est celui qui s’en est le mieux sorti de tous les entraîneurs depuis six ans. Un défenseur qui est garant du beau jeu d’attaque, c’est étrange mais ça fonctionne!