Villeurbanne est sans défense

Stéphane MARTEAU

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Davon Jefferson (à gauche) estime que ses partenaires n'ont pas « la volonté de défendre individuellement et collectivement ».
Davon Jefferson (à gauche) estime que ses partenaires n'ont pas « la volonté de défendre individuellement et collectivement ». — C. VILLEMAIN / 20 MINUTES

L'éviction de Vincent Collet est loin d'avoir réglé tous les maux de l'Asvel. Malgré une réaction constatée vendredi dernier à Vichy (63-70) face à une équipe promise à la relégation en Pro B, la « Green Team » est retombée dans ses travers défensifs, mardi, à Vrsac (97-93). La formation désormais dirigée par Nordine Ghrib a affiché dans ce domaine des carences rédhibitoires à ce niveau de la compétition. Une constante depuis le début de la saison. Les partenaires de Mickaël Gelabale n'ont ainsi jamais remporté un match lorsqu'ils encaissent plus de 80 points.

Un vaste chantier
Au soir de la défaite concédée la semaine dernière devant Göttingen

(80-88) qui allait lui être fatale, Vincent Collet s'était déjà inquiété de ce problème. « Défensivement, nous avons eu une permissivité qu'on ne peut pas avoir à ce niveau-là. » Les Villeurbannais ont beau avoir été sensibilisés sur le sujet depuis des semaines, le mal semble beaucoup plus profond. « Cette équipe n'a pas envie de défendre, confiait la semaine dernière l'intérieur américain Davon Jefferson. Ce qui nous manque, c'est la volonté de défendre individuellement et collectivement. » A l'exception de Gelabale, l'Asvel aligne des joueurs beaucoup plus portés vers l'attaque que sur les tâches défensives. Alors que Villeurbanne disputera un match capital pour son avenir en championnat, demain, face à Poitiers, c'est donc à un vaste chantier auquel Nordine Ghrib doit désormais s'atteler.