Jiri Novak: «Les jeunes du club me font vraiment très plaisir»

INTERVIEW Le capitaine du Paris-Volley explique le bon début de saison de son équipe par la forme de la relève...

Propos recueillis par Romain Scotto

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Douze ans qu’il enchaîne les smashs pour le compte du Paris Volley. Jiri Novak est bien plus qu’un capitaine pour l’équipe parisienne, troisième de Ligue A après 5 journées. Surtout aux yeux des plus jeunes, très en vue en ce début de saison. Quadruple champion de France avant l’effondrement de la saison passée, le Tchèque analyse la réussite actuelle de son club…
 
La victoire de Paris face à Cannes la semaine dernière a beaucoup surpris. Est-ce aussi le cas à l’intérieur du groupe?
Non, ça ne nous surprend pas… Ça confirme un peu notre début de saison réussi. On n’a perdu qu’un match contre Poitiers qui était au complet. Ce n’est pas si mal. Je ne dirais pas que l’équipe est vraiment costaude. Mais on croit en nous. Au début de l’année, on ne savait pas trop où se situer. Et puis les premiers résultats ont été convaincants. Ça nous a donné l’envie de travailler pour arriver à trouver un fond de jeu pour rivaliser avec les meilleurs.
 
Par rapport à l’an dernier, qu’est ce qui a donc changé?
Mais l‘année dernière aussi on a fait un bon début de saison. C‘est après que c’est devenu difficile. Il ne faut pas non plus se dire que c’est fait. On se méfie. On n’a joué que les gros à la maison. On n’avait pas la pression du résultat. Juste l’envie de bien faire. Dans deux semaines, à Ajaccio, on va voir si on peut vraiment rivaliser avec les meilleurs.
 
On a l’impression qu’à chaque intersaison, Paris bricole au niveau du recrutement et découvre son potentiel en cours de route…
Pour créer une nouvelle équipe, on est obligés de laisser partir des joueurs et s’appuyer sur ceux qu’on garde, malgré la crise. Toutes les équipes fonctionnent avec leurs moyens. Et puis on ne peut pas être champion chaque année. Chez nous, les jeunes ont énormément progressé. Bonon, Attié, Kadu, Kalemuhé… Ils se sont mis dans la tête que la réussite passe par le travail. Ils jouent, ils sont contents, les résultats suivent. Tous les jeunes du club me font vraiment très, très plaisir.
 
Vous avez presque un discours de coach…

Oui… Mais c’est le changement fondamental par rapport à l’année dernière où on avait des joueurs plus expérimentés. On comptait vraiment sur eux et à l’arrivée, on n’a pas trouvé les réponses. Avec les jeunes, on a accorde moins d’importance aux résultats. On leur met moins de pression et ils donnent satisfaction.
 
C’est ce qu’il vous fallait pour surmonter le traumatisme de la saison passée?
Ce qu’il nous fallait, c’est de gagner des matchs sans forcément bien jouer. La saison passée, on jouait mal et on perdait. Cette année, ce n’est pas le cas.
 
Cela fait partie des signes positifs que vous avez connus au sein du Paris Volley champion de France?
Ce n’est pas le même championnat. A l’époque, Paris avait des moyens sportifs supérieurs. Une équipe plus forte. Aujourd’hui, on est solides, mais il est encore tôt pour dire si on peu être champions. Tu prends une série de trois mauvais matchs et tu te retrouves dixième.