PSG: Une bonne tête de premier de la classe

FOOT Leader provisoire lors de la 14e journée, les Parisiens ont peut-être les moyens de goûter à ce statut sur la durée...

R.S.

— 

Mevlut Erding buteur contre Caen avec le PSG, le 20 novembre 2010.
Mevlut Erding buteur contre Caen avec le PSG, le 20 novembre 2010. — G.Fuentes/REUTERS

On ne crache jamais sur un statut de leader du championnat. Même éphémère, un samedi soir, en attendant les résultats des poursuivants. Pendant deux heures, le PSG a donc goûté à l’apparat de la première place. Puis Montpellier et Lille, tous deux vainqueurs, ont mis fin au débat. Il n’empêche. Jusqu’à cette 14e journée et le succès arraché à un coup de sifflet près (un pénalty oublié à Caen pour une faute de Jallet) les Parisiens avaient systématiquement manqué l’occasion de prendre les commandes de la L1.

Pour savoir si le PSG est bien à sa place, si haut dans le classement, inutile de questionner les principaux intéressés.  Mamadou Sakho reconnaît que le titre de champion est une idée qui lui trotte dans la tête. Rien de plus. «On sait très bien qu’on peut très vite retomber en bas de tableau», modère Christophe Jallet. A ce stade de la saison, son coach a aussi tendance à oublier ler classement. «Je m’en fout complètement… Vous me connaissez, quand on gagne, je ne suis jamais euphorique.»

Daniel Bravo: «C’est l’année du PSG»

De toute façon, d’autres le sont pour lui. Dans une L1 aussi homogène, ce PSG a peut-être le profil d’un futur champion. «Il n’y a pas de hiérarchie qui se détache donc on peut l’imaginer, glisse Vincent Guérin, toujours concerné par l’actualité de son ancien club. Maintenant, il faut faire attention à ne pas se griser. Ne pas se mettre trop de pression par rapport à cette réussite.» L’ancien milieu de terrain international se souvient d’un autre départ en trombe, il y a deux ans, «avec un Séssegnon intenable.» Puis l’éveil des gros calibres a calmé tout le monde.

Cette fois, la bande à Nénê semble mieux armée. Pour Daniel Bravo, autre ancien de la maison, le changement se situe sur le banc. «Le fait que le groupe soit plus étoffé fait la différence. Paris champion, ce serait une belle surprise. Dans les trois premiers, ce serait logique. Pas mal de personnes se réveillent maintenant, mais c’est juste le travail d’Antoine Kombouaré qui commence à payer. Moi, je crois que c’est l’année du PSG.» Avant un déplacement à Lyon et la réception de Séville, il faudra juste apprendre à travailler avec les éloges. Eviter de s’enivrer. En guise de crise de novembre, on a déjà connu plus compliqué à gérer.

Qu'en pensez-vous? Paris peut-il tenir la cadence et jouer le titre cette saison? Dites le nous dans les commentaires...