Cheikh Ndiaye: «Il y a une place à prendre en équipe du Sénégal»

INTERVIEW Le gardien remplaçant du Paris FC espère jouer avec sa sélection face au Gabon, à Sannois, mercredi soir...

Propos recueillis par Romain Scotto

— 

Le gardien du Paris FC, Cheikh Ndiaye, lors d'un entraînement avec son club, en 2010.
Le gardien du Paris FC, Cheikh Ndiaye, lors d'un entraînement avec son club, en 2010. — N.Montana/ParisFC

Depuis 2005, Cheikh N’Diaye joue par intermittence avec le Sénégal. Remplaçant au Paris FC, où il est prêté par Rennes cette saison, le gardien de 25 ans espère pourtant s’imposer un jour en sélection. Peut-être dès mercredi, en match amical à Sannois, face au Gabon.

Vous attendiez-vous à être appelé alors que vous ne jouez pas en National?

Oui. Je ne suis pas étonné parce que je n’ai jamais vraiment quitté la sélection. Cela faisait trois ou quatre matchs que je n’étais pas là, mais je me considère toujours comme un joueur de l’équipe nationale du Sénégal, même si je ne joue pas en club. Je n’ai jamais douté.

Votre situation en club doit vous pesez à la longue…

Il faut être patient. Je ne joue pas, mais je me dis que ça va venir. Dans ma tête, je me dis toujours que je vais jouer. En arrivant ici, j’avais l’ambition de jouer… Ce n’est pas le cas, mais j’attends. Peut-être que ça va venir. Le coach a fait son choix, mais on ne change pas comme ça une équipe qui gagne (le PFC n’est que 11e pourtant). En tout cas, moi je ne lâche jamais l’affaire. Je me battrai jusqu’à la fin de mon prêt.

Ce match contre le Gabon sera-t-il l’occasion de vous voir jouer?

Je l’espère. Au moins quelques minutes, une mi-temps. Ce qui est important, c’est déjà d’être là. Cela montre que je suis quand même un bon gardien. Pour l’instant on tourne avec Bouna Coundou et Khadim N’Diaye. Il y a une place à prendre.

Vous serez un peu chez vous à Sannois…

Oui, je suis chez moi. J’ai joué à Créteil, à Noisy-le-Sec et maintenant au Paris FC. J’ai disputé des rencontres sur ce terrain que je connais bien.

Dans quel état se trouve la sélection sénégalaise aujourd’hui?

On est en reconstruction. On a gagné nos deux  premiers matchs de qualification pour la CAN. Et les meilleurs joueurs sont là. Souleymane Diawara, Bayal Sall, Mamadou Niang. Ce sont des grands frères qui nous apportent beaucoup. On a du lourd. Franchement l’ambiance est bonne. On a tout pour aller loin. J’espère qu’on va oublier tout ce qu’il s’est passé ces dernières années.

Le message d’Amara Traoré, qui est Sénégalais, passe mieux que celui de ses prédécesseurs?

Oui, c’est lui qu’il nous fallait. En Afrique, beaucoup d’équipes ont tendance à faire appel à des sélectionneurs européens. Je ne suis pas contre. Cela apporte de l’expérience. Mais quelqu’un comme Amara est un grand entraîneur qui a passé ses diplômes en France. On n’a pas besoin d’aller chercher un Européen qui coûte cher.