Angleterre-France: Samir Nasri est un peu chez lui

FOOT L'homme en forme d'Arsenal sera-t-il aussi celui des Bleus?...

Bertrand Volpilhac

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Samir Nasri lors du match Norvège-France, le 11 août 2010.
Samir Nasri lors du match Norvège-France, le 11 août 2010. — Reuters

Dans l’antre du majestueux complexe de «London Colney», Samir Nasri reçoit. Avec les Bleus, le meneur d’Arsenal s’est en effet défoulé sur ses habituelles pelouses d’entraînements, choisies comme refuge par l’encadrement français avant d’affronter l’Angleterre mercredi à Wembley (21 heures). Dans une ville qu’il a conquise et un pays qu’il ne cesse d’impressionner, Nasri va jouer une grosse carte avec… l’équipe de France.

Elu meilleur joueur de Premier League au mois d’octobre, «le petit prince» a franchi un cap avec Arsenal cette année, après deux saisons plutôt inégales. Maître à jouer des Gunners, il fait oublier la blessure de Cesc Fabregas et a pris les commandes de l’équipe en se montrant ultra décisif, autant en championnat qu’en Ligue des champions (8 buts et 3 passes décisives en 15 matchs). Reste à assumer le même statut en Bleu, où il tarde à s’imposer malgré ses 17 sélections à 23 ans.

Maturité

«J’espère vraiment faire les mêmes prestations avec les Bleus qu'à Arsenal, explique-t-il au micro de RMC car il est important de franchir un palier au niveau international». Jugeant qu’on «ne lui avait jamais vraiment laissé sa chance en Bleu», Nasri ne veut plus prendre de temps et devenir rapidement un des cadres des nouveaux Bleus de Blanc. Quitte à forcer un peu la serrure, en affirmant qu’il ne «refuserait le brassard de capitaine.» 

Et de prouver par la même occasion que «Le minot» a bien grandi. Ignoré de la liste des 23 pour la Coupe du monde à cause de son comportement à l’Euro 2008, où il avait été considéré comme l’un des jeunes rebelles défiant la vieillesse trébuchante, Nasri a gagné en maturité. «Je ne suis pas un petit con, assène-t-il. J’ai mon caractère, je l’assume. Je ne courbe pas l’échine pour faire plaisir à certains. Quand j’ai quelque chose à dire, je le dis. C’est mon tempérament.» Reste à le démontrer sur le terrain, devant les 90.000 spectateurs du mythique Wembley.