Abou Dhabi: Ferarri se sent coupable de sa boulette

FORMULE 1 Tous les cadres de la Scuderia reconnaissent avoir commis une erreur amenant le titre à Sebastian Vettel (Redbull)...

A.M.

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Fernando Alonso, le 14 novembre, après le Grand Prix d'Abou Dhabi.
Fernando Alonso, le 14 novembre, après le Grand Prix d'Abou Dhabi. — L.BRUNO/SIPA

Ce n’est pas dans les habitudes de l'écurie. Et pourtant, la séance d’autocritique bat son plein dans la maison rouge. Dimanche, la Scuderia a craqué: l’erreur stratégique de Ferrari, rappelant Alonso rapidement au stand, a directement profité à Sebastian Vettel. Englué dans le trafic, incapable de doubler Petrov, l’Espagnol a regardé de loin Sebastian Vettel et l’écurie Redbull filer vers le titre de champion du monde. «Il n’y a pas d’excuse. On s’est trop concentré sur ce que faisait Matk (Webber), ça nous a embourbés dans le trafic et ça nous a coûté le titre. On a regardé derrière nous au lieu de regarder ce qui se passait sous notre nez. C’est une honte de perdre comme ça et ça fait très mal», admet Chris Dyer, le stratège de l’écurie italienne, sur le site du constructeur.

«Une 2e place est une défaite»
 
Pourtant, à Maranello, la remise en question ne durera pas éternellement. «Ca ne sert à rien de discuter du pourquoi et du comment: victoire ou défaite, on fait tout en équipe. On a perdu mais on doit garder la tête haute. Nous sommes Ferrari, ce qui veut dire que nous sommes condamnés à la victoire, alors une 2e place est une défaite: mais ça fait aussi partie du sport et il faut l’accepter», explique Stefano Domenicali, le directeur sportif de Ferrari.  Mais le mea culpa général n’a pas calmé les ardeurs des médias transalpins et ibériques.

Alonso «un pilote extraordinaire»

Si en Italie, c’est l’incompréhension qui domine, en Espagne, c’est carrément la colère. «Ferrari se trompe, Alonso le paie», titrait le quotidien AS lundi, qui ne pardonne pas ce couac ayant couté un 3e titre à son compatriote. Au moins, le pilote espagnol est épargné par les critiques, même chez ses patrons. «C'est un pilote extraordinaire, et une personne extraordinaire. On fera tout pour donner à lui et à Felipe (Massa) une voiture encore meilleure l’an prochain», promet Domenicali. Une meilleure tactique, ce serait bien aussi.