Cantona, Henry et Vieira: trois "Frenchies" au panthéon du foot anglais

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Les duels entre la France et l'Angleterre sont presque devenus une affaire de famille tant les "Frenchies" ont investi la Premier League depuis 15 ans, trois d'entres eux, Eric Cantona, Thierry Henry et Patrick Vieira s'étant même imposés dans le panthéon du foot anglais.
Les duels entre la France et l'Angleterre sont presque devenus une affaire de famille tant les "Frenchies" ont investi la Premier League depuis 15 ans, trois d'entres eux, Eric Cantona, Thierry Henry et Patrick Vieira s'étant même imposés dans le panthéon du foot anglais. — Gerry Penny AFP/Archives

Les duels entre la France et l'Angleterre sont presque devenus une affaire de famille tant les "Frenchies" ont investi la Premier League depuis 15 ans, trois d'entres eux, Eric Cantona, Thierry Henry et Patrick Vieira s'étant même imposés dans le panthéon du foot anglais.

"Canto" est devenu une légende vivante, une référence citée en permanence par les commentateurs et une icône toujours fort prisée des publicitaires.

"Personne au monde n'a eu une plus grande influence sur un club que Cantona à Manchester United. On peut juste le comparer à l'impact qu'a eu Maradona sur l'Argentine au Mondial-1986 ou à Naples. Dès son arrivée, il a transformé United. Il a vraiment marqué la Premier League et la façon de voir les joueurs étrangers", souligne Patrick Barclay, chroniqueur au "Times" de Londres.

Après avoir débarqué à Leeds en 1992, le Marseillais a passé cinq saisons inoubliables à Old Trafford, remportant quatre fois le titre.

"Cantona était différent. Il était chic, cool et fantastique. Le football anglais a une dette envers lui. Il a galvanisé Manchester United à lui seul", explique Henry Winter, "plume" du "Daily Telegraph".

Avec 70 buts inscrits en Premier League, "King Eric" n'est que le troisième meilleur buteur tricolore de l'histoire du football anglais, derrière Nicolas Anelka (119), toujours en activité à Chelsea, et surtout Thierry Henry, qui a fait trembler 174 fois les filets lors de ses huit saisons à Arsenal.

"Je le place au-dessus de tous les autres. Il avait tellement de classe. Il jouait avec son coeur et avec sa tête en même temps ce qui est très rare", estime Winter, qui se souvient d'avoir vu Henry ovationné par les fans... de Portsmouth, après un match de Coupe d'Angleterre.

"Henry est pour moi le meilleur joueur de l'histoire de la Premier League. Il est au-dessus de tout le monde, même s'il doit beaucoup de sa réussite au collectif d'Arsenal et à des joueurs comme Dennis Bergkamp et Patrick Vieira", approuve Barclay.

Même s'il cire actuellement le banc de Manchester City, personne n'a oublié que Vieira a été une pièce maîtresse des "Gunners" durant son long bail de neuf années dans le plus français des clubs anglais, Arsène Wenger y ayant recruté pas moins de 23 compatriotes en 14 ans.

Vieira faisait partie des fameux "Invincibles", restés invaincus pendant toute la saison 2003-2004, avec Robert Pirès, l'un des grands "Frenchies" d'Outre-Manche (62 buts marqués Premier League), Sylvain Wiltord, le tout jeune Gaël Clichy, mais aussi Pascal Cygan et Jérémy Aliadière.

Il est aussi l'un des joueurs qui a le plus souvent foulé les pelouses de Premier League (295 matches), devancé seulement par Steed Malbranque (312), Nicolas Anelka (322) et Sylvain Distin (324), autant de joueurs dont les séries sont en cours avec Sunderland, Chelsea et Everton.

"Vieira était aussi un joueur exceptionnel avec une passion et un talent incroyables. C'était un joueur fascinant mais aussi un homme fascinant", estime Winter.

Plus de 120 Français ont joué en Angleterre depuis l'arrêt Bosman et parmi eux presque tous les grands noms des années 90 et 2000.

Ainsi sur les 23 champions du monde de 1998, seuls cinq, dont Zinedine Zidane, n'ont jamais joué en Angleterre.

On se souvient de Blanc et Barthez à ManU, de Desailly, Deschamps et Leboeuf à Chelsea, un peu moins de Guivarc'h (Newcastle/4 matches) ou de Diomède (Liverpool/2 matches).

Une grosse vingtaine de Français jouent actuellement en Premier League et la source ne semble pas devoir se tarir.

"C'est à côté, financièrement c'est très avantageux pour les joueurs qui sont aussi attirés par la passion et les ambiances dans les stades. De notre côté, nous aimons les Français pour leur technique et leur flair", explique Winter.