les toulousains brillent surtout par leur apathie

Nicolas Stival

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Le milieu droit Daniel Braaten symbolise l'absence de révolte des Toulousains.
Le milieu droit Daniel Braaten symbolise l'absence de révolte des Toulousains. — N. GUYONNET/MDS

« La situation devient inquiétante. » Alain Casanova est l'entraîneur d'une équipe « dans le dur », selon ses mots. Au vu des dernières prestations, dont le match livré à Montpellier samedi (1-0), le TFC semble plutôt dans le mou. Sans envie, incapables de se créer plus d'une occasion en 90 minutes, les Violets alignent les sorties indigentes. Depuis leurs quatre succès initiaux, ils n'ont pris que six points en neuf journées de Ligue 1. Seule la lanterne rouge Arles-Avignon affiche un aussi piètre bilan. Avant d'accueillir Marseille, samedi, les Toulousains comptent quatre petites longueurs d'avance sur Lens, 18e et premier relégable.

Maudits coups de pied arrêtés
Si leur stérilité offensive inquiète, leur défense ne rassure pas toujours. Comme contre Lens (1-1) puis à Nice (2-0), lors des deux journées précédentes, Valverde a plié sur un coup de pied arrêté. Impeccable par ailleurs, le gardien est mal sorti sur un coup franc d'Estrada repris de la tête par Giroud (20e). « Le but vient d'une erreur d'appréciation de ma part, reconnaît l'intéressé. Je suis déçu pour mes coéquipiers qui ne méritaient pas ça. » Même si les Héraultais n'ont guère été brillants, les Toulousains ne pouvaient pourtant pas espérer grand-chose d'autre qu'une défaite de leur voyage à la Mosson. Le possible retour du latéral gauche Cheikh M'Bengue face à l'OM éclaircit à peine un ciel bien gris. W