L'éthiopie reine de la Riviera

Jean christophe Magnenet

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Les concurrents se sont élancés depuis la Promenade sous un temps grisâtre.
Les concurrents se sont élancés depuis la Promenade sous un temps grisâtre. — J.C. MAGNENET / ANP / 20 MINUTES

Dès 7 h du mat', hier, ils étaient déjà des centaines à trottiner sur la Promenade des Anglais. Malgré une légère bruine automnale, l'ambiance était électrique entre les concurrents du 3e marathon Nice-Cannes. Regards tendus, dernier passage au petit coin et échauffements de rigueur avant le top départ, donné à 8 h 15 précises cette année.

50 ans fêtés sur le bitume
Parmi les 11 700 inscrits pour boucler les 42,125 km de course, de nombreux Azuréens, comme Cyrille. « C'est mon 30e marathon », explique le Cagnois, en train de se passer de la pommade anti-irritations sous les bras. Margot, elle, est carrément venue du Canada pour fêter ses 50 ans sur le bitume azuréen. Avec Moya et Jeff, elle vise les 4 h 30 minutes de course.
Des performances loin du challenge de Juliette, qui fait partie des 250 équipes de 6 personnes venues courir en relais. « Je travaille à Nice TNL et nous avons formé un groupe au sein de notre société. Une occasion d'apprendre à mieux connaître ses collègues… », sourit la jeune sportive.

Pas de temps record cette année
Devant le palais Stéphanie, sur la Croisette cannoise, c'est cette année encore un Ethiopien qui a remporté l'épreuve, en 2 heures, dix minutes et 27 secondes. Botoru Tsegaye n'a pas réussi à égaler le record fixé l'an dernier par son compatriote, à seulement dix secondes de moins. La Côte d'Azur réussit décidément à l'Ethiopie : c'est également une de ses ressortissantes qui a remporté la compétition du côté des femmes. Radya Roda a bouclé ce marathon en 2 heures, 30 minutes et 37 secondes.