Matt walsh, modèle d'ouverture

Jérôme PAGALOu

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Matt Walsh montre une féroce envie de gagner tous les matchs, y compris à l'entraînement, comme ici face à Mickaël Gelabale.
Matt Walsh montre une féroce envie de gagner tous les matchs, y compris à l'entraînement, comme ici face à Mickaël Gelabale. —

Est-il imaginable d'évoquer avec la même passion le championnat belge que les Miami Heat de Dwyane Wade et Shaquille O'Neal ? Drôle de numéro, Matt Walsh, le nouvel arrière américain de l'Asvel, qui accueille Orléans vendredi (20 h 30), réussit cet exploit. « Quand j'ai fait le choix de quitter les Etats-Unis pour la Grèce en 2006, j'étais un peu effrayé. Mais j'aime le changement et beaucoup de gars rêveraient, à 27 ans, d'avoir autant voyagé que moi », s'enthousiasme cet aventurier de la balle orange. Grèce, Belgique, Espagne, Slovénie et France, cinq pays en autant d'années loin de sa Pennsylvanie natale.

La NBA toujours dans le viseur
« Lyon est la plus belle ville dans laquelle j'ai été jusque là. Comme je n'aime pas rester dans mon appartement, je sens qu'il y a beaucoup d'endroits où sortir ici », sourit ce bon vivant, qui s'est intégré en deux semaines à l'Asvel, comme en attestent ses 25 points à Cholet (80-63) samedi. « Matt est un grand créateur et a un jeu plus complet qu'A.D. Vassallo. Comme nous avons une équipe jeune, il nous donne déjà beaucoup de conseils », apprécie son partenaire Léo Westerman, bluffé par sa « haine de la défaite ». « Certains me trouvent fou, car je dois être le mec le plus compétiteur du monde. Je suis comme Joakim Noah ! », confirme ce joueur d'1,99 m, qui a côtoyé le Français à Florida State (2004-2005), avant une pige et deux apparitions à Miami. « Je sais que je suis assez bon pour rejouer en NBA. Il faut juste être au bon moment et au bon endroit », conclut Walsh, dont la halte villeurbannaise s'annonce spectaculaire.