Route du Rhum: Lionel Lemonchois à la poursuite du temps perdu

VOILE Le recordman de l’épreuve a connu une avarie, a du réparer son bateau et vise maintenant un podium...

B.V.
— 
Lionel Lemonchois sur Prince de Bretagne pendant la Route du Rhum
Lionel Lemonchois sur Prince de Bretagne pendant la Route du Rhum — F.TANNEAU/AFP

Il a frôlé le pire. Recordman de l’épreuve lors de sa victoire  en 2006, Lionel Lemonchois a bien failli quitter la Route du Rhum prématurément  et surtout mettre sa santé en danger. Victime d’une avarie, le skipper de Prince  de Bretagne a dû réparer son bateau en plein  mer et s’est fait une belle frayeur en restant bloqué trois heures à 25 mètres  de haut pour aller chercher les pièces nécessaires au rafistolage de son Lashing  (système qui tient la Grand Voile).

>> Le blog de Franck Cammas et Kito de  Pavant

«En ajoutant la hauteur de la coque, le skipper se retrouvait  bringuebalé à plus de 30 mètres de haut, soit l'équivalent d'un immeuble de 9  étages qui avancerait à 10 km/h en plein tremblement de terre. Un exploit  surhumain», a expliqué son équipe dans un communiqué. Une opération à hauts  risques couronnée de succès, mais qui a fait perdre un temps fou au vainqueur du  Trophée Jules Verne 2010, qui s’était entre temps dérouté vers l’Espagne pour  chercher de l’assistance. Leader jusque-là, Lemonchois repart à la dixième  place.

Un podium en ligne de mire 

Avec l’un des bateaux les plus rapides de la classe Multi 50,  le natif de Bayeux est donc parti à la recherche du temps perdu. Il a rapidement  repris une place au classement. «J’avance bien, mais j’ai pris du retard sur  l’histoire, résumait-il lors d’une vacation jeudi. Reste que si je peux me  refaire par rapport à mes camarades, ce n’est pas mal. J’ai fait quelques  empannages cette nuit pour contourner la bulle. Côté classement, Crêpes Whaou!  et Actual semblent un peu inatteignables sauf miracle. Mais je ne désespère pas  de faire une troisième place. En tous les cas, c’est ce que je  vise!».

>> Le point sur la course 

Toujours neuvième au dernier pointage (11h42 vendredi matin),  à 520 milles de la tête (Franck-Yves Escoffier) et 200 milles du podium (Loïc  Fequet), Lemonchois semble marquer un peu le pas, sans pour autant se résigner.  «Le vent est de plus en plus irrégulier, mais ça glisse bien. Je regarde souvent  les positions des autres, voir si je reprends quelques chose…»