« Rien de ce qui nous arrive n'est dû au hasard »

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Le président du TBHC, Jean-Noël Botella, peut être satisfait. Promus en D1, le deuxième échelon national, les Bélougas (3es ex aequo) flambent, avec une seule défaite pour cinq victoires, dont quatre d'affilée, série en cours. Ils se déplacent samedi à Bordeaux.

La réussite du TBHC

vous surprend-elle ?
C'est une grande satisfaction plutôt qu'une surprise. On a travaillé suffisamment dur pour mettre en place une équipe qui tienne la route. Il y a toujours une part d'inconnu, mais rien de ce qui nous arrive n'est dû au hasard.

Les play-offs, réservés aux huit premiers, semblent abordables…
Ce n'est pas l'objectif, mais on ne va pas cracher dessus si on y arrive. Pour l'instant, on n'y est pas. Il faut d'abord glaner le maximum de points pour se mettre à l'abri de la relégation.

A terme, la montée en Ligue Magnus (l'élite française) vous paraît-t-elle envisageable ?
Nous devons d'abord démontrer notre capacité à durer plusieurs saisons, aux niveaux sportif et financier. Il faudra au moins rester quatre ou cinq ans en D1 avant de penser à la Ligue Magnus et espérer la reconnaissance de certains institutionnels. Par exemple, le Conseil régional réserve ses subventions au sport de ballon. Notre palet n'a pas la bonne forme.

Quel est votre budget cette saison ?
Environ 250 000 €. C'est le plus petit de D1. Déjà en D2, nous étions avant-derniers dans ce domaine, juste au-dessus de Champigny.

Vous être confrontés

à une forte concurrence…
Il y a beaucoup de sport de salle comme le handball, le basket ou le volley mais aussi des clubs locaux comme le rugby à Blagnac. Ils ont des subventions et des budgets infiniment supérieurs au nôtre. Pourtant, nous sommes le sport de salle qui attire le plus de public, avec plus de 1300 spectateurs à chaque match. WRECUEILLI PAR N. S.