Vergallo va faire de vieux osau Stade Toulousain

Nicolas Stival

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L'Argentin a joué six matchs cette saison (cinq en Top 14, un en Coupe d'Europe).
L'Argentin a joué six matchs cette saison (cinq en Top 14, un en Coupe d'Europe). — R. Gabalda/AFP

Débarqué de Dax (Pro D2) cet été, avec un contrat d'une année, plus une en option, Nicolas Vergallo (27 ans) a rapidement convaincu l'encadrement toulousain. Le demi de mêlée argentin a ainsi prolongé son contrat de trois saisons la semaine dernière, jusqu'en juin 2014. « C'est allé très vite, je n'aurais pas imaginé ça », sourit l'international aux 15 sélections, qui a disputé six des onze rencontres des Rouge et Noir, toutes comme titulaire. Vergallo a profité de l'absence de Kelleher (fracture mâchoire) en début de saison pour imposer son gabarit (1,67 m, 80 kg), bien moins massif que celui du « Bison » néo-zélandais (1,75 m, 95 kg).

Petit gabarit mais gros cœur
« Je compense avec mon cœur », assure le Puma, dont l'arcade sourcilière droite est décorée de six points de suture, ramenés samedi de Newport (19-40). « Ici, il faut beaucoup courir, dynamiser le jeu en permanence, poursuit-il. J'aime beaucoup ça. » Accoutumé au championnat français et à la langue après ses deux années dacquoises (une en Top 14, l'autre en Pro D2), Vergallo s'est facilement adapté à la vie toulousaine. « Il y a peu de recrues chaque été, ça aide, observe-t-il. Et puis, il y avait déjà des Argentins (Patricio Albacete et Alberto Vernet-Basualdo) que je fréquente en sélection. D'ailleurs, avant de signer, « Pato » m'avait dit : « Viens, on va rigoler ! » » Pour l'instant, tout sourit en effet au « petit » Nicolas. W