Equipe de France: Les Bleus brisent la malédiction

FOOT Les Bleus s'imposent face à la Roumanie 2-0 et prennent la tête de leur groupe de qualification...

Romain Scotto, à Saint-Denis

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L'attaquant de l'équipe de France, Karim Benzema, lors du match France - Roumanie, le 9 octobre 2010 au stade de France.
L'attaquant de l'équipe de France, Karim Benzema, lors du match France - Roumanie, le 9 octobre 2010 au stade de France. — C.Platiau/REUTERS

Dans sa lente reconstruction, l’équipe de France a peut-être franchi une étape, samedi soir. Le «profiler» invité à Clairefontaine par Laurent Blanc dirait qu’elle a toujours l’allure d’une convalescente, mais qu’elle commence à se forger un vrai visage. Une identité de jeu tournée vers l’attaque qu’elle a enfin réussi à transformer en victoire. Cela n’était plus arrivé depuis un an dans un Stade de France rempli et déchaîné sur le raid décisif de Loïc Rémy, auteur de l’ouverture du score, à huit minutes de la fin du match. Sur un tir croisé du droit, l’attaquant de l’OM entré en jeu à la place Valbuena quelques minutes plus tôt, a permis à cette équipe de France d’arracher ce qu’elle méritait à Saint-Denis: une victoire, confirmée dans les arrêts de jeu par un deuxième but de Gourcuff, qui la place du même coup en tête de son groupe de qualification (six points).

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Avant de voir Mexès pleurer de joie dans les bras de Rami, les Bleus ont pourtant longtemps pris leur mal en patience. Dans une équipe où Laurent Blanc avait titularisé Nasri en position de meneur et laissé Gourcuff sur le banc, ses hommes ont buté sur une défense roumaine bien organisée derrière son leader casqué, Christian Chivu, et son gardien en grande forme, Pantelimon. Trop souvent, les offensives bleues se sont résumées à une opposition de blocs, où le ballon gravite autour de la surface adverse à la manière d’une équipe de handball. Il a longtemps manqué quelque chose pour faire céder la garde jaune. Un peu d’adresse sur les tirs lointains de Malouda et Valbuena, la bonne passe dans l’espace de Nasri, pourtant très remuant. Ou un brin de chance, sur une frappe de Valbuena, déviée sur la barre par Pantelimon. Cette réussite, les Bleus l'ont ressentie lorsque Sapuranu a touché le poteau, à 20 minutes de la fin, sur une frappe croisée dans la surface.

Mais au final, les Bleus ont bien évité le scénario catastrophe vécu face à la Biélorussie au Stade de France, il y a un mois. L’entêtement offensif et le coaching de Laurent Blanc ont payé. Cette équipe de France enjouée est parvenue à confirmer l’espoir entrevu à Sarajevo, lors de la victoire en Bosnie (0-2). Avec deux matchs gagnés, on peut même parler d’une dynamique qu’il faut tenter d’entretenir pour continuer à grandir. A trois jours d’un match contre le Luxembourg, mardi à Metz, qu’ils doivent nécessairement gagner, les hommes de Blanc n’ont peut-être pas encore gommé tous leurs maux. Mais ils semblent avoir trouvé le chemin de la guérison.