Le Stade Toulousain passeau révélateur anglais

Nicolas Stival

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Thierry Dusautoir se méfie des Wasps, pourtant décevants en championnat anglais.
Thierry Dusautoir se méfie des Wasps, pourtant décevants en championnat anglais. — P. Rodriguez/SIPA

Un premier match de poule de Coupe d'Europe n'est pas éliminatoire. Mais une défaite toulousaine face aux Wasps, dimanche (16 heures) au Stadium, pourrait être rédhibitoire. Lors des quinze éditions précédentes, le Stade, tenant du titre, a perdu quatre fois d'entrée. Il a été éliminé à trois reprises. A l'inverse, ses onze succès initiaux ont toujours été suivis d'une qualification. Le 2e du Top 14 partira favori contre le 8e du championnat anglais, malgré des performances souvent inabouties. « Ce match arrive au meilleur moment, juge le manager général Guy Novès. Il va valider, ou non, l'état d'esprit du groupe. J'attends de voir ce que les joueurs ont dans le ventre. Je m'interroge, mais au fond de moi, je ressens une forme de confiance. »

Le Stade mène quatre titres à deux
Logique, lorsqu'on a remporté quatre titres continentaux (un record), disputé 110 rencontres de Heineken Cup (autre record) et que l'on reste sur une prestation assez probante face au solide Racing-Métro 92 (28-23). « Un match européen est toujours un peu plus relevé qu'une rencontre de Top 14, prévient le capitaine Thierry Dusautoir. Je ne pense pas que les Wasps vont venir en victimes car ils ont moins bien commencé la saison que nous. » Les deux couronnes européennes des Londoniens, en 2004 contre Toulouse et en 2007, suffisent à vacciner les Stadistes contre toute suffisance. W