Ligue 1: Jean-Michel Aulas, premier défenseur de l'OL

FOOT Le président lyonnais se démène pour sortir son club de la crise...

Jérôme Pagalou, à Lyon

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Jean-Michel Aulas face aux journalistes, le 26 septembre 2010
Jean-Michel Aulas face aux journalistes, le 26 septembre 2010 — P.MERLE/AFP

Avec lui, l’après-derby a presque été aussi historique que cette première victoire (0-1) des Verts face au voisin lyonnais en seize ans. Jean-Michel Aulas a fait son show. Après minuit, le président olympien s’est adressé directement aux 2 500 habitués du Virage Nord qui refusaient de quitter Gerland. Les grands classiques de la rhétorique d’Aulas – l’influence néfaste des journalistes et les erreurs d’arbitrage –  n’ont trouvé pour écho que d’inlassables «Puel démission». Même si cette intervention a été vécue par certains supporters comme un «numéro de pipeau», l’ambiance est restée relativement calme autour du club lyonnais. La soixantaine de supporters présents hier au décrassage ont même… applaudi les joueurs !

Au sujet du sursis accordé à son entraîneur Claude Puel, le président Aulas a martelé à nouveau à la presse qu’il avait fixé le 23 octobre comme date butoir. «Aujourd’hui, ça ne servirait à rien de précipiter les choses. Il me semble logique d’attendre dix journées de championnat, ce qui peut permettre de rectifier le tir, ainsi que trois rencontres de Ligue des champions, soit la moitié du parcours dans ce premier tour», justifie-t-il, après avoir également sondé «les leaders» de son équipe.

Le modèle du Bayern Munich

«Nous n’avons pas le pouvoir de faire partir ou pas le coach», précise de toute façon le milieu lyonnais Jérémy Toulalan. Seul en première ligne, Jean-Michel Aulas tient depuis trop longtemps la barre sur ce sujet pour «aller dans le sens du vent». Il a repoussé hier d’un revers de la main les rumeurs d’un repas partagé avec l’ancien sélectionneur italien Marcello Lippi et d’une solution en interne pour succéder à Claude Puel. Le président lyonnais a même trouvé son modèle : le Bayern Munich, «en crise» en début de saison passée, avant de finir champion d’Allemagne avec le même entraîneur, Louis van Gaal. Pour cela, Aulas le romantique a la solution : «Il faut se remettre du bonheur dans le cœur.»