Il est temps de mettre un bon coup de rein

David Phelippeau

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Pour Pierre et ses coéquipiers, ce match à Reims sera un bon indicateur pour la suite.
Pour Pierre et ses coéquipiers, ce match à Reims sera un bon indicateur pour la suite. — J-S. EVRARD / SIPA

Le FC Nantes ne doit plus lézarder en chemin. Avec son bilan à géométrie invariable (deux victoires, deux revers et deux nuls) et sa douzième place (après les matchs de vendredi), le club de président Kita n'est pour l'heure pas dans les temps pour prétendre se mêler à la lutte pour la montée. « Si on regarde les statistiques, le champion de L2 est performant et il a une marge, observe l'entraîneur nantais Baptiste Gentili. Là, on n‘a plus vraiment le droit à l'erreur... » Sans même parler du parcours des ex-champions, le FCN n'avance pas non plus au rythme d'une formation qui guigne simplement le podium, synonyme d'accession. « Si on veut basculer dans le haut du tableau, on se doit de gagner à Reims », affirme ainsi Stéphane Darbion. C'est d'ailleurs une obligation de résultat qui s'inscrit au contrat des Canaris au regard de l'adversité. Reims, lanterne rouge, n'a toujours pas goûté au bonheur du succès en six matchs et sera privé de plusieurs titulaires (Fauré, Tacalfred et Glombard). Tout autre résultat qu'une victoire dans la Marne serait de très mauvais goût.

Se libérer dans la tête !
« Le contexte nous est favorable, estime Jean-Jacques Pierre. Car, on est plus en confiance qu'eux. On monte en régime. Il y a beaucoup d'envie et de détermination la semaine. » Un avis partagé par Darbion qui a la conviction que le FCN « est dans le vrai » et « sera récompensé très vite ». Plus fort individuellement sur le papier que la majorité des formations de L2, Nantes doit s'affranchir de cette pression inhérente à son statut. « Ce qui nous manque, c'est de la régularité, analyse Lionel Carole. Il faut qu'on arrive à travailler plus sereinement. Pour l'instant, on bosse sur du court terme. Il faut qu'on soit plus tranquilles dans nos têtes.