Nabil Taïder revient à Toulouse

Nicolas Stival

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Nabil Taïder retrouve aujourd'hui le centre technique du Stadium, trois ans après avoir quitté le TFC. Ce pilier de l'épopée des Pitchouns, actuellement sans club, va s'entraîner avec la réserve violette. « Je veux me maintenir en forme, explique le milieu axial de 27 ans. Je remercie Toulouse de me permettre de le faire. Ici, j'ai gardé de bonnes relations avec tout le monde. »
Taïder a quitté Sivasspor, le 7 septembre. Il avait rejoint l'actuel 14e de D1 turque en janvier dernier. « Je n'étais plus payé depuis trois mois, explique l'international tunisien (4 sélections, un but), né à Lavaur. Dans ce cas-là, selon les lois de la FIFA, le contrat est rompu. » Un procès est en cours pour que Taïder puisse récupérer les salaires qu'il aurait dû percevoir jusqu'à l'échéance de son bail, en juin 2012.

La Turquie, c'est fini pour lui
« Actuellement, je ne peux signer que dans des pays où le mercato est encore ouvert (donc, pas en Europe), explique l'ancien Toulousain, d'abord prêté à Lorient (janvier-juin 2007) avant de filer à Reims (L2, 2007-2008) puis à Xanthi (D1 grecque, 2 008-janvier 2010). A partir du 1er janvier, je serai libre de signer n'importe où. D'ici là, peut-être que je partirai faire des essais. Mais je ne reviendrai pas en Turquie. Je préfère rester dans un championnat européen. »
Malgré sa situation « un peu bizarre », Taïder reste confiant. « Je sais que je vais retrouver un club », lâche le frère aîné de Saphir, prometteur milieu offensif de Grenoble (L2). L'ancien international Espoirs français se montre tout aussi optimiste au sujet de son avenir avec l'équipe de Tunisie, le pays de son père, dont il a choisi de porter les couleurs. « Je n'ai plus joué en sélection depuis un match contre le Kenya (1-0, le 11 octobre 2009), observe-t-il. Dès que je retrouve un club, j'y repars, c'est sûr et certain. » W